C’est un peu difficile à compter. Les moments passés avec mon oiseau varient à chaque jour, tant en intensité qu’en temps. Je m’explique :
Comme je travaille à l’extérieur, je ne veux pas qu’il devienne trop dépendant et je ne veux pas qu’il s’habitue à une routine très stricte, de sorte qu’il soit plus tolérant aux changements. Personnellement, je déteste une telle routine.
Ma constance est davantage à ce niveau: Dès que je suis à la maison, j’ouvre sa cage et je lui fais un beau bonjour juste pour lui. Souvent, je le laisse à sa cage puisque c’est l’heure de faire le souper (oui, sa cage est encore dans la cuisine et elle va y rester). On fait la bouffe ensemble, je lui donne des morceaux de nourriture, on jase, on chante et on danse.
Dès le repas préparé, on va le manger ailleurs dans la maison. Il a ses augets et moi, les miens. Souvent, on va dans la volière et on y passe une partie de la soirée si je n’ai pas trop de tâches à faire. Sinon, je m’arrange pour qu’il ne soit pas trop loin, mais on fait chacun notre affaire. Par exemple, si je suis à l’ordinateur, il est sur sa rampe et fait sa toilette. Si je fais ma toilette, il est sur son perchoir à la salle de bains et il joue avec un coton-tige ou un papier mouchoir. Habituellement, on se douche ensemble et on vocalise en masse. Si je dois travailler sur le terrain ou si je joue dehors avec le chien, il est dans sa volière. Il me voit et on jase un peu. Même les voisins lui parlent.
Outre le temps où je suis à la maison, le temps consacré juste pour lui, à jouer ou à s’entrainer, ça varie entre 30 minutes et 4 heures par jour. J’essaie vraiment toutes sortes de choses avec lui et j’essaie d’être très créative pour inventer des situations. Je dirais qu’on travaille sur plusieurs tableaux en même temps.
Au début, on a travaillé surtout sur la force de ses jeux de bec et sur les petits coups de bec sournois. Ça va bien mieux maintenant. J’essaie que chaque séance soit de franche camaraderie pour éviter qu’il voit ça comme…une autre foutue séance. C’est pourquoi je varie autant. Ce qu’on travaille actuellement, c’est le lever des ailes, le débalancement, passer mes mains sur la tête et les yeux et la désensibilisation au harnais (tous en vue du port du harnais), la désensibilisation à la meule (en vue de la taille des griffes) et je continue à renforcer le jeu doux.
Pour s’amuser, je l’habitue à se déplacer à l’aise dans la maison sur mon bras, à se déplacer à l’aise au sol, on inspecte des recoins de la maison quand il est en forme et on fait des acrobaties dans sa volière. Je le familiarise aussi avec la boite de fourrage. Comme elle est plutôt petite pour son gros bec, juste tenter d’y récupérer une amande est un défi pour lui. C’est donc inutile de « barrer » le coffre pour l’instant. Déjà qu’il se tanne vite de fouiller. Tout ce que j'ai eu à faire, c'est de prendre quelques amandes dedans pour les lui donner. Maintenant, il se sert lui-même.
Pour renforcer les bons comportements, chaque matin, je prépare un petit bol avec ses noix préférées. Je le prépare à l’avance pour m’assurer de ne pas lui en donner trop. Je casse les noix en plus petits morceaux. Je garde le petit pot près de lui pour lui en donner quand il se comporte bien, même quand ce n’est pas un comportement que j’attendais. Occasionnellement, il a aussi droit à une gourmandise pour aucune raison spéciale.
Quand j’ai moins de temps à lui consacrer, je le laisse à sa volière ou à sa cage et je vais le voir souvent (après 15 minutes à une heure, dépendamment de ma tâche en cours) pour une courte séance de jeux, de câlins, d’entrainement ou un brin de jasette. Je reste avec lui environ 2 minutes, puis je retourne à mes tâches. J’essaie de disparaitre quand il devient désagréable, mais comme ça arrive de moins en moins, j'essaie de trouver le moment propice qui ne renforcera pas sa sédentarité. Par ailleurs j’essaie de ne jamais paraître déçue, même quand il devient irritable (chers macaos !).
On fait au moins une tentative de vol par jour pour se rendre à sa rampe. Des jours il est meilleur que d’autres. Comme c’est son endroit préféré pour dormir (et de trèèèès loin), s’il ne fait aucun effort pour voler jusqu’à la rampe, je l’apporte à sa cage. Tant qu’il bat des ailes, je l’approche de sa rampe, même s’il ne lâche pas mon bras. Mais s’il fait son paresseux et arrête de battre des ailes, on va ailleurs. Ça le fâche parce qu’il veut aller sur sa rampe. Généralement, la deuxième tentative, une quinzaine de minutes plus tard, est plus active.
En même temps, il se trouve à faire un peu de workout et il en a grand besoin ! Ça fait environ 3 mois qu’on travaille là-dessus. Il s’améliore, mais très lentement. Il a commencé par choisir qu’il aimait la rampe, puis il a pris de l’assurance et du tonus musculaire et maintenant, il lâche mon bras occasionnellement, comme cette fois-ci…j’imagine que la prochaine étape sera de lâcher mon bras systématiquement et de contrôler son vol (ça, c’est pas encore au point).
Je ne pourrais pas dire qu’il y a un délai entre une « commande » et un résultat. Je n’en suis pas encore rendue à associer une commande à une action. Je veux surtout qu’il devienne autonome alors c’est les outils que je veux d’abord lui donner. Je ne veux pas qu’il attende une commande de ma part pour s’exécuter. Je le sors donc de sa zone de confort régulièrement et je le laisse ensuite réagir comme il le sent.
Ouf, j’en avais pas mal à dire juste pour une petite question. Je vais mettre mon résumé dans son journal parce que oui, je tiens un journal de son évolution, pour référence ultérieure…
Voilà ! Pour ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'à la fin...je vous gâte avec une photo d'Athéus que je vous ai déjà montrée, mais que Macropixels a amélioré:
N'est-ce pas que c'est réussi !