Courage Kokette ! surtout, gardes ta confiance et ton calme. J'ai observé que le découragement est souvent source d'échec avec les perroks, alors assures-toi de ne pas perdre ton bel enthousiasme qui te caractérise jusqu'à maintenant.
Cet été, j'ai adopté un ara qui avait cette fâcheuse habitude de mordre sans crier gare. Roméo a 19 ans et a subi plusieurs abandons, alors j'ai été très indulgente et pleine d'amour dans ma façon de le percevoir (l'amour fait des miracles !). En cas de morsure, je gardais mon calme intérieur sachant ce qu'il avait vécu, mais j'étais ferme dans mon action envers lui: "Roméo, on ne mord PAS.", puis je disparaissais de son champ de vision quelques instants. Il s'est grandement amélioré et ne me mord pratiquement plus. Je crois que les oiseaux sont tellement grégaires, que l'isolement fait son effet même s'il ne t'apprécie apparemment pas.
Suite de l'histoire: Athéus, qui était très bien éduqué avant l'arrivée de Roméo, est maintenant épris de ce dernier. Me voilà donc avec mon bel Athéus qui m'attaque quand je m'approche du petit couple qu'il forme avec Roméo !
Je savais que ça faisait partie des risques en adoptant Roméo, alors encore une fois, je garde mon calme intérieur, mais je suis ferme avec Athéus. J'ai les mains et les bras meurtris ces temps-ci, mais je demeure convaincue qu'il s'agit d'une situation temporaire qui ne demande qu'à être ajustée. Quand on continue d'y croire et d'avoir confiance, tout est possible.
Je te conseillerais d'entraîner Tohé en fonction de ta tolérance aux morsures. Tout d'abord, le plus important, tu dois bien identifier les conditions communes aux situations de morsures, puis éviter qu'elles se produisent. Honnêtement, la cause des morsures, je la comprends rarement car je ne suis pas un perroquet. Par contre, j'ai bien cerné les conditions qui mènent à une morsure et je me prépare en conséquence.
Je vais illustrer par un exemple:
C'est le moment de les remettre mes plumeaux en cage, car je quitte la maison

morsure assurée si les deux cocos sont ensembles !
Voici mes choix, du moins agréable au plus agréable pour les oiseaux, mais aussi du moins risqué au plus risqué pour moi !
1. je ne les sors pas de la cage le matin avant de quitter la maison, surtout si je suis pressée dans le temps !
2. je les sors avec moi, mais sur 2 perchoirs séparés pour faciliter la gestion au moment de mon départ (mes perroquets ne volent pas, alors je peux me permettre cette option !)
3. je les sors et je leur permet de passer du temps ensembles, mais dès que j'ai une opportunité, je les sépare sur 2 perchoirs distincts en prévision du retour en cage
4. je les sors et je leur permet de passer du temps ensembles, puis je tente le tout pour le tout: les faire monter sur moi au moment du départ, avec plein de renforcement positif.
Par contre, peu importe l'option 2) 3) 4) retenue, les risques de me faire mordre sont toujours là au moment de demander le "Hop". Quand ça arrive, toute gâterie prévue en renforcement positif disparaît de leur champs de vision, mon sourire également et tout ce qui reste, c'est une phrase bien monotone: On ne mord PAS. Dans ce cas-ci, je remet les oiseaux en cage, car c'était le plan initial, mais il ne s'agit pas d'une punition. Si l'objectif est de libérer la salle de bains qu'ils avaient envahie, et qu'on me mord, le délinquant est simplement mis ailleurs, isolé quelque temps (et habituellement, on doit ensuite procéder à un entraînement contre les cris immédiatement après !!!!).
Ce n'est pas simple, mais c'est fascinant !