par Jojo18 » Dim Déc 30, 2012 11:44 am
Certains ont remarqué que les gris avaient disparu de ma signature.
Je viens donc vous compter mes jours d'enfer, à voir son oiseau se détruire, en grande détresse psychologique, tout ce que l'on peut ressentir, toutes les questions qui viennent avec, suite au départ de Joé son congénère vers une nouvelle vie, avec son propriétaire. Ce qu'on appelle un dommage collatérale.
Mais il me semble important d'apporter mon témoignage maintenant que la tempête est passée, pour ceux qui peuvent se retrouver dans ce cas de figure.
Voila notre histoire.
Le 15 novembre me voila donc avec Gladys, qui faisait déjà du sur-lissage que j'avais plus ou moins atténué, qui commence un piquage sévère, en commençant par le tour du cou, le dos, puis le ventre, la queue,pour finir le 22 par ce mutiler terriblement une grande partie entre le cloaque et le croupion, je stoppe le sang, essaye de la calmer, mais le temps de prendre une douche elle est repartie de plus belle à se détruire irrémédiablement.
Je vous épargne les détails sur la scène d'épouvante que je découvre.
Panique, désarroi, tenter à tout prix d’arrêter le sang, et son acharnement à continuer sa destruction.
Je prend donc contact en urgence avec le véto aviaire qui est a 200 km, il ne peut me recevoir que le lendemain. Tout en appelant une amie canadienne au secours, qui remue ciel et terre pour me soutenir,me rassurer, me conseiller.
Il faut rester calme, et ne pas communiquer son stress, et bien je peux vous garantir que c'est une dure épreuve, quand on doit partir au travaille. Et que je ne sais pas comment je vais retrouver Gladys à mon retour.
Que de questions pendant toutes ses heures.
Vous l'avez compris la cause est identifiée, le départ de son congénère
( avec qui elle n'avait cependant pas une entente des meilleur), son environnement irrémédiablement chamboulé.
Il n'est pas envisageable de reprendre un gris, et impossible de remplacer le manque de présence.
La question est donc quelle solution pour supprimer sa souffrance psychologique?
Au risque d'en choquer certains, et bien oui j'ai je l'avoue pensé à l’euthanasie, car je ne trouvai aucunes solution. Vous allez peut être me prendre pour un monstre, lâche, sans coeur !!!! De trouver un parc pouvant l’accueillir, mais lui provoquant un autre choc. Toutes ces questions revenants inlassablement, jusqu'au lendemain à l'arrivée chez le véto.
Je revois Gladys sortir de sa boite de transport toute seule, en baissant la tête pour être caressée,faisant des hou hou, et des bisous,la je prend la décision de ne pas l’euthanasier, les larmes me coulent en expliquant la situation à la vétérinaire, elle m'écoute, me rassure, et osculte ma grisette qui se laisse faire sans agressivité, mis a part ce piquage sévère, elle la trouve en très bon état, bon poids, pas de température, en forme, et surtout très gentille et manipulable.La conclusion est que seul son état psychologique est en cause, j'évoque avec elle la solution finale, toutes mes questions, le protocole envoyé du canada pour les soins et sa prise en charge.
Nous trouvons donc un compromis entre ses connaissances vétérinaire, et le protocole de soins fournit par une membre du forum ayant une grande expérience du piquage. Hydro- thérapie avec eau salée sur la plaie, pommade, un neuroleptique pour calmer ses angoisses.
Elle ne veut pas mettre de collier trouvant cela comme un stress supplémentaire.
Me voila donc seul avec mon oiseau détruit et moi par la même occasion.
Je commence donc les soins, deux fois par jour, pendant ces jours ce n'est qu'angoisses de savoir comment elle va être, à mon levé, à mon retour du travail, car ces crises sont très perceptibles, un jour bien l'autre non, et pour continuer dans l'horreur elle attaque l'autre coté que j'arrive à stopper sans trop de dommage.
Je me trouve devant, un sentiment d’échec, d'impuissance, c'est une bombe comme m'a dit quelqu'un. Je pleure beaucoup, ils y a les autres Gucci et Cléo qui ressentent le malaise dans la maison, je panique à la moindre plume au sol, leur comportement est différent, comme si il voulaient me consoler, c'est très bizarre.
Puis un jour la solution arrive par le téléphone, une personne rencontrée lors de la rencontre du forum en France vient aux nouvelles, je lui explique la situation, mes questionnements.
Elle n'hésite pas une seconde et se propose de prendre Gladys.
La d'autres questions viennent, comment va-t-elle réagir à un autres changement, l'état de l'oiseau, un sentiment de honte, d'abandonner mon oiseu etc... Mes échanges avec le canada s’intensifient, j'arrive grâce à nos discutions, à prendre la décision de laissé partir Gladys dans sa nouvelle famille qui possède des perroquets, dont un mâle gris, et qui est disponible toute la journée.
L’expérience et la façon de traiter ses oiseaux, ne me posent aucune question. Mais j'avais très peur de sa réaction et de ma décision.
Le 9 décembre elle rejoignait sa nouvelle famille, retrouver un congénère, pouvant lui apporter de nouveau une stabilité.
Malgré une grande tristesse d'avoir donné mon oiseau, je suis heureux de vous dire que maintenant elle va mieux, elle rejoue, ses plaies cicatrises très bien, ces plumes repoussent, elle ne se détruit plus, même si rien n'est joué, elle semble avoir retrouvé son équilibre.
Je prend maintenant de la distance pour en rien interférer dans leur relation, et cette nouvelle vie pour Gladys.
Je ne regrette en rien ma décision, ni mes actes, ni mes paroles.
Merci à toi B de me donner des nouvelles et de prendre grand soins de Gladys.
Merci à MT pour tes conseils bien précieux.
Merci aux membres du forum qui m'ont envoyé des messages de soutient
Merci à Gucci, Guess et Cléo mes oiseaux de l'amour qu'ils m'ont apporté pendant cette épreuve, et qu'ils m'apportent toujours.
Merci au forum de m'avoir permis de rencontrer des amis es
Merci à vous S et N pour m'avoir supporté toute une soirée à m'entendre geindre au tel, après qu'une charmante personne m'ait gentiment dit que j'étais un monstre incompétent, que j'était un lâche abandonnant mon oiseau, que j'étais le seul responsable par mes actes, à provoquer la détresse de mon oiseau, que j'étais un gros C.N.
Alors voila pourquoi au risque d'être jugé, je partage notre Histoire
PS:
pour ne pas finir par faire pleurer dans les chaumières, je sais la fin ça fait un peu remerciements à la remise des Oscars, mais j'ai pas remercié mes parents
Joé l'autre gris lui va très bien, et il ne lui manque pas une plume à ce vieux baroudeur
Certaines personnes rendent le monde merveilleux, juste en étant là.

Cléo cacatoès Alba

Gucci ara Sévère

Guess princesse de Galles

Guizmo amazone albifrons nana