par poussin hawaien » Jeu Jan 03, 2013 10:15 am
J'ai traversé avec toi au jour le jour cette épreuve et je sais combien tout cela a été un parcours éprouvant pour toi, l'angoisse qui te prenait au ventre chaque fois que tu rentrais de travailler et que tu t'attendais à la retrouver dans une marre de sang. Il est difficile de voir son oiseau se charcuter la peau en raison d'un mal etre profond, j'en sais quelque chose. Gladys a basculé du jour au lendemain, et personne ne pouvait anticiper une réaction aussi importante suite au départ du gris Joé. Je suis partie de chez toi, Gladys était resplendissante de bonne humeur et quelques jours plus tard, elle se mutilait la peau d'une manière extrêmement violente (croyez moi, vous n'auriez pas aimé voir les photos, c'était à en pleurer).
Mais l'essentiel, c'est que tu as consulté rapidement un vétérinaire aviaire sans te soucier de la distance à parcourir, que tu lui as offert les meilleurs soins médicaux possibles, puis que tu as ensuite veillé à lui trouver un nouveau foyer où elle pourrait recevoir ce qui semblait si cruellement lui manquer: un ami de son espèce avec qui elle commence déjà à développer une belle complicité !! Aujourd'hui, Gladys va mieux de jour en jour, et bien que ça reste et restera toujours un oiseau fragile et vulnérable, cet épisode est derrière elle. Quand tu avais envie de baisser les bras, que tu songeais à l'euthanasie et que je te disais qu'il ne fallait pas lâcher, qu'elle voulait encore vivre et qu'il y avait d'autres solutions. Ton combat en a valu la peine et je salues bien bas ta détermination. Il ne faut jamais sous estimer l'instinct de survie d'un oiseau et tu as su garder confiance en les capacités de Gladys de se remettre de cet état dépressif, en lui fournissant les outils nécessaires pour y arriver. Malheureusement, cela voulait dire de lui offrir un nouveau foyer et je sais que ça n'a pas été facile de prendre cette décision et qu'elle te manque encore beaucoup..........
Je suis contente que tu aies partagé avec nous ce que tu as vécu. Je sais que tu craignais de le faire par peur d'être mal jugé pour tes décisions. Mais ton expérience pourra en aider d'autres un jour, j'en suis certaine. L'automutilation, la forme la plus grave du picage, est hélas relativement fréquent surtout chez les cacatoès et les gris d'Afrique. C'est une situation extreme qui nous oblige hélas parfois à prendre des décisions extrêmes pour le bien-être de l'oiseau. La chose a ne surtout pas faire est de prendre cela à la légère, car il peut en mourir très rapidement suite à une hémorragie ou à une infection
ÉDUCATRICE AVIAIRE CERTIFIÉE
Membre de l'International Association of Avian Trainers and Educators