Éleveur MAN

Choisir le bon perroquet, c'est simple: il suffit de s'informer!

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Éleveur MAN

Messagepar memphis784 » Sam Oct 02, 2010 6:47 pm

Premièrement, je ne sais pas ou placer ma question donc je vais le faire ici. J'aimerais savoir si vous connaisez des éleveur MAN(manipuler au nid) a québec car j'ai lu sur sa grace au site de Johanne Vaillancourt et je trouve que c'est vraiment une façon brillante d'élever un oisillon sa lui laisse le soin d'apprendre a être un perroquet tout en étant sociable. Mais malheureusement l'éleveur mentionner est en France donc si vous connaissez un éleveur(conure) qui pratique cette technique faite moi signe :D
Merci!
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Messagepar manny » Sam Oct 02, 2010 7:27 pm

hummm bonne question..

j'ai hâte de voir les réponses.
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Messagepar Fernand » Sam Oct 02, 2010 8:07 pm

Bonsoir Memphis.Si je me trompe pas ce sera ton premier perroquet? Assures-toi de la santé (avec preuves) de ton bébé avant de vérifier la façon dont il a été sevré. Beaucoup de théories sur le web mais peu de preuves :wink: . Un bébé sevré de la meilleure façon mais atteint d'une maladie incurable n'est pas mieux qu'un bébé moins bien sevré mais en santé.

Les bébés perroquets, comme tous les être vivants, sont très adaptables. Plus important que la méthode de sevrage employée, c'est l'éducation dans les premières années qui fait toute la différence. Tu n'as qu'à regarder tous les perroquets sauvés et réhabilités par des gens aimants et attentifs à leurs besoins pour t'en rendre compte!
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Messagepar memphis784 » Sam Oct 02, 2010 9:44 pm

Merci de ta réponse fernand et non ce n'est pas mon premier j'avais un conure black cap mais je l'ai fais euthanasié car il n'y avais plus rien a faire j'ai mis 500$ (que je n'avais pas donc ma tante me les a prêté donc je me suis trouver un travail et je l'ai remboursé) radio et ainsi de suite mais à la fin yavais de la morve les médicaments n'ont rien fait jlé même pas tofé une semaine comme sa. La personne ou je l'ai pris j'avais parler avec elle au téléphone pendant deux heures j'ai été visité c'étais tellement propre elle baignait ces oiseaux a toute les semaines.Mais malheureusement quelques temps plus tard elle m'a dit ou elle achetait ces oiseaux et j'avait vue tellement d'annonces sur kijiji venant de ce monsieur qui avait des milliers d'oiseaux sevré et non sevré a vendre elle m'avait dit qu'elle els prenait la car ils étaient moins cher.Et me semble que je lui avait demander si son oisellerie était testé et elle m'avait répondu ont teste juste un oiseau car c'est cher donc si il est correct les autres aussi le sont mais a bien y penser elle ne m'a pas dit clairement qu'ils sont teste je crois. Mais je n'étais pa aussi bien informée il y a un an qu'aujourd'hui grâce a votre forum.Quand je m'acheterais un autre oiseau probablement un conure a joues vertes je crois que j'irai faire un tour chez la volière car il n'y a que de bons commentaires et tout a l'air en règle. J'ai aussi eu un touis céleste mais je n'ai pas aimée cette espèce donc je l'ai vendu au chum a ma mère qui avait sa soeur et ils sont heureux ensemble.
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Messagepar Fernand » Dim Oct 03, 2010 7:32 am

Je suis très heureux que tu aies fait tes recherches. C'est sûr qu'avec les forums, on a accès à plus d'informations. Je suis triste pour ta perte mais aussi pour cette éleveuse qui s'est elle aussi fait jouer. N'oubliez jamais de demander des preuves de ce qu'on vous dit. Un papier est essentiel!!! Bonnes chances dans tes recherches!
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Messagepar memphis784 » Dim Oct 03, 2010 9:31 am

Elle ces oiseaux sont tous en super forme elle en a acheter un en même temps que le mien et lui aussi est en forme sa juste tombé sur le mien :(
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Messagepar damiensrauna » Dim Oct 03, 2010 6:58 pm

je vien de rechercher il n'y a pas d'eleveur MAN si quelqu'un connait?
rendez votre oiseau le plus heureux du monde
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Messagepar memphis784 » Dim Oct 03, 2010 7:01 pm

Il y en a un en france c'est le seul que j'ai entendu parler.
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Messagepar Johanne Vaillancourt » Mer Oct 06, 2010 8:42 pm

@ memphis784, si on veut faire l’élevage du perroquet en captivité, je crois aussi que le MAN est encore le meilleur qui soit pour le jeune perroquet. Il apprend qu’il est un perroquet (c’est déjà pas mal) et il apprend aussi à interagir avec l’environnement dans lequel il sera appelé à évoluer.

En effet, il y a peu (ou pas connus) d’éleveurs québécois qui pratiquent ou ont envie d’essayer cette méthode douce et respectueuse d’élevage. En France par contre, le message passe bien, beaucoup d’éleveurs ont changé leur fusil d’épaule une fois qu’ils ont compris les dommages terribles que la méthode du EAM cause aux perroquets qui la subissent. Je vous mets ici un texte (un peu long, je m’en excuse)qui fait un survol de terribles conséquences de l’élevage à la main.


EAM – Le choc

Les comportements aberrants du perroquet EAM sont avec le temps (et un excellent lobbying des éleveurs) devenus la norme, on s’attend à ce qu’un perroquet nous agresse (mordre) et on considère même ça normal ; on s’attend à ce qu’il nous choisisse comme partenaire « amoureux » et on trouve aussi ça normal ; on s’attend à ce qu’il soit jaloux et possessif, on s’attend à ce qu’il soit parcimonieux avec la nourriture que nous lui offrons ; on s’attend à ce qu’il soit peureux devant à une nouvelle situation ou accessoire dans son environnement ; on s’attend à ce qu’il hurle à nous rendre dingo ; on s’attend à ce qu’il « n’aime pas » certains types de personnes (homme, femmes, blonde, brunette à lunette, etc) ; on s’attend à ce qu’il demeure dans sa cage ou sur son perchoir bien sagement… etc., etc., etc.

On s’attend à ce genre de comportements de la part de notre perroquet parce que c’est devenu normal à nos yeux que cet oiseau agisse de la sorte… et si je vous disais qu’aucun de ces comportements n’est « normal », qu’ils sont tous créés de toutes pièces par la méthode « douteuse » de l’élevage à la main (EAM)… et que c’est ce lobbying qui tentent de nous faire avaler que ce sont là des attitudes normales d’un perroquet (certains éleveurs n’ont pas avantages à dire le contraire, ça ruinerait leur très lucrative petite affaire).


QU’EST-CE QU’UN COMPORTEMENT NORMAL?

. C’est un comportement qui fait partie de l’éthogramme de l’oiseau
. C’est un comportement qui sait s’adapter aux exigences de la situation

Normalement, un comportement devrait évoluer parce qu’il avantage l’animal (Darwin)

QU’EST-CE QU’UN RÉEL TROUBLE DU COMPORTEMENT
Normalement, un individu doit s’adapter sans cesse à un environnement en perpétuel changement afin d’essayer de maintenir un équilibre. L’adaptation est indispensable à la survie de l’espèce.
Un comportement pathologique est un comportement qui ne permet plus l'adaptation adéquate aux variations de l'environnement. L'individu reste bloqué dans une réponse immuable et inadaptée qui ne variera pas quelle que soit l'intensité du stimulus initial.

L’homéostasie sensorielle est brisée (Stasis – état / homoios – égal)

En d'autres termes, le comportement a perdu de sa plasticité et ce dérèglement intervient soit :
Dans la difficulté à revenir à l'état d'équilibre initial Ex : Le perroquet qui s’arrache des plumes suite à un stress intense et qui continue par la suite à la moindre contrariété et dans une dérégulation ou même une destruction de la séquence comportementale.

C’est un comportement qui ne s’inscrit pas dans l’éthogramme de l’oiseau.

C’est un comportement qui va à l’encontre de l’adaptation.

C’est un comportement qui ne rapporte rien ou carrément nuit à l’oiseau.

C’est un comportement de substitution

Pour faire bref et clair :
Si le comportement rapporte quelque chose à l’oiseau, le maintien du comportement est normal, on parle alors de problème de la communication. Si le comportement ne rapporte rien à l’oiseau, ou quelque chose de désagréable, où que la dépense d’énergie est plus grande que la résultante, le maintient du comportement indique probablement un problème de comportement.


LES RACINES DU MAL DE DÉVELOPPENT DANS LE JEUNE ÂGE.

Troubles précoces : Pendant la 1ière socialisation
.
2 à 3 semaines : Choc séparation de la mère et souvent de la fratrie

Nourris à la main = imprégnation hétérospécifique à l’humain = Dyssocialisation primaire

Manipulé et interaction seulement lors des béquées = Syndrome d’isolement

Comportement exploratoire nil dans les premiers mois = Syndrome de privation sensorielle = Phobies ontogéniques

Développement d’une détresse / résignation acquise (apprise)

Anxiété

Stress

L’homéostasie (équilibre) est brisée à plusieurs niveaux, et ce, à partir de sa 3e semaine de vie. Et tout ça, de façon systématisée…


Ce qui entraîne :

Troubles retardés : Pendant ou après la 2ième socialisation (puberté)

Les conséquences
. Désocialisation (mauvaise socialisation)
. Hyper-attachement /hyper-dépendance /anxiété de séparation
. Comportement d’agression envers l’humain
. Anxiété chronique / Phobies/ hyper-vocalisations
. Territorialité (il n’est pas normal qu’un perroquet soit territorial)
. Dépression
. Stéréotypies diverses allant de la simple manie, au rituel, aux troubles compulsifs
jusqu’à l’automutilation
. Et autres comportements idiopathiques


QU’EST-CE QUI CRÉE CE GENRE DE COMPORTEMENT CHEZ NOS PERROQUETS DE COMPAGNIE?
Pour y voir clair, il nous faut commencer par le tout début, par la période néo-natale l’ontogenèse.
La technique du nourrissage à la main est une TECHNIQUE DE SAUVETAGE de bébés animaux.
Chez toutes nos autres espèces domestiques, elle n’est utilisée que dans le cas ou les parents naturels du petit sont dans l’incapacité d’en prendre soins ou subvenir à ses besoins.
Ainsi, on nourrira à la main le chiot, le chaton ou même l’agneau que dans les rares cas ou la mère ne produit pas de lait ou en quantité insuffisante ou encore, si celle-ci démontre des comportements qui mettent à risque la sécurité ou la survie du bébé.
Jamais il ne viendrait à l’idée d’un éleveur de chien ou de chat de séparer les chiots de la mère pour nourrir lui-même les rejetons d’une portée sous prétexter que le chiot sera
« apprivoisé » à l’humain ou plus facile à « éduquer ». Puisque tout le monde sait très bien que des chiots ou chatons ainsi nourris, sevrés et socialisés par l’humain seront des animaux imprégnés à l’homme et qu’ils développeront de très lourds problèmes de comportement.

Tout animal ayant subi une imprégnation hétérospécifique (à une autre espèce que la sienne) développera divers problèmes de comportement, et ce, à différents niveaux, selon le tempérament et la capacité de résilience de l’individu.

Alors, ne faites jamais l’erreur de croire qu’il en est autrement pour nos perroquets nés en captivité.


LE CONTRE-EFFET DU NOURRISSAGE À LA MAIN

Choc brutal de la séparation de la mère

Séparation précoce de la mère = Perte d’équilibre avec le milieu.
L’homéostasie sensorielle est détruite.

Impossibilité de créer l’attachement et l’identification aux parents. Lien et empreinte de la mère devaient s’extrapoler à l’espèce = Dyssocialisation primaire .

Système immunitaire affaiblit

Apparition du syndrome d’hypersensibilité = Les systèmes inhibiteurs des comportements ne sont pas activés.

Dépressions de détachement précoce = Anxiété de séparation

Pour un chiot, un minimum de 5 semaines est nécessaire (c’est connu) pour éviter le syndrome HS/HA (hypersensibilité/hyperactivité). Pour un perroquet, c’est selon l’espèce…




Durant les premiers mois de sa vie, le jeune perroquet va vivre sa phase d’imprégnation.

Elle est découpée en deux périodes qui se chevauchent :

1. l’empreinte intra spécifique (approximativement les 4-6 premiers mois pour un perroquet de taille moyenne (non pas 2 ou 3 semaines) ) : l’oiseau s’imprègne de ses congénères, il apprend les codes comportementaux spécifiques à sa propre espèce. En effet, à la naissance, l’oisillon n'a pas une compréhension innée des codes sociaux de son espèce. Il doit apprendre à se comporter en tant que perroquet, avec des usages précis en matière de communication et de comportement propres aux psittacidés.

2. l’empreinte inter spécifique (ou extra spécifique) qui serait la phase d’empreinte à l’homme : l’oiseau apprend qu’il existe d’autres espèces que la sienne (humaine et autres), découvre des sons, des objets, tout un environnement. Cette phase débute vers l’âge de 1 à 3 mois selon l’espèce.

C’est durant cette période d’imprégnation que le jeune va acquérir les connaissances lui permettant d’avoir des comportements normaux face à toutes les situations de sa future vie sociale (de groupe) : contrôle de son bec (inhibition de la morsure) , communication, organisation en système, attachement/détachement (comment devenir autonome).


L’imprégnation est la mise en place définitive d’un lien entre :

Un déclencheur extérieur et un comportement instinctif. Cette mise en place n'est pas commandée par un déterminisme biologique très spécifique (comme un lien de parenté, une odeur) mais au contraire par des circonstances. L’imprégnation aura lieu avec l’être qui sera là au moment ou celle-ci se passera (parent ou autre espèce).

L’empreinte désigne la PERSISTANCE et la STABILITÉ EXTRÊME qui caractérisent les préférences acquises au cours de la phase sensible.

L’empreinte protège les INFORMATIONS BIOLOGIQUES importantes relatives au caractère de l’espèce…

… Et son IRRÉVERSIBILITÉ protège les acquis de la phase sensible

Afin qu’elle ne soit pas occultée par des expériences ultérieures inadéquates pour la survie de l’espèce.

Impression filiale induit l’empreinte sexuelle de l’oiseau (caractéristique du parent, de l’espèce). C’est un phénomène qui fait partie de l’instinct de survie des animaux.

L’EMPREINTE EST IRRÉVERSIBLE


L’imprégnation à l’humain entraîne :

DYSSOCIALISATION PRIMAIRE
C’est le défaut d’acquisition des conduites sociales propres à l’espèce qui se développent normalement en très bas âge dans les premiers mois de la vie (selon l’espèce) et qui sont indispensables à la vie de groupe. Absence d’apprentissage des règles sociales, des codes ou rituels de communication par vocalisation ou par postures. Le perroquet dyssocialisé n’a pas acquis lors de son développement les mécanismes primaires d’inhibition sociale, il ne sait donc pas comment se comporter avec ses congénères, ne sait pas comment résoudre un conflit
Ce trouble du développement résulte d’une hypostimulation sensorielle durant les 10 à 12 premières semaines de la vie, pendant la période sensible de l’établissement de l’homéostasie sensorielle. Cette pathologie touche donc les oiseaux séparés trop tôt de leur mère (le maternage doit se faire jusqu’à 12 à 50 semaines de vie selon les espèces) et pris en charge par des personnes incompétentes.

Cette dyssocialisation n’apparaîtra pas tout de suite (pas avant 6 à 12 mois selon l’espèce) et chez les oiseaux, plus sensibles et moins résilients que d’autres, nous sommes devant un très haut risque de réels problèmes de comportements précoces.
1. Syndrome d’hypersensibilité (HS) (absence de phase d’arrêt)
2. Dépression de détachement précoce
3. Syndrome de privation sensorielle
4. Hyper-vigilance / Seuil de réactivité (émotionnel) très bas (répondent de façon disproportionnée à des stimuli extrêmement faibles qu’il s’agisse de stimuli visuels, tactiles ou auditifs)
5. Des activités substitutives stéréotypées tels les rituels, le picage, et l’automutilation (pas de phase d’arrêt).
6. À la puberté, l’oiseau démontrera des comportements sexuels aberrants (à l’humain) et maladroits, allant jusqu’à l’agressivité et on observera dans ses relations, des confusions entre jeu et agression (amusement et offensive).
7. Le jeune adulte aura de la difficulté à entrer en relation agréable avec un autre individu ce qui sera pour lui très anxiogène et risque conduire chez cet animal social à de l’agressivité envers les membres de sa colonie (humains ou avec d’autres oiseaux) dont il ne sera pas capable de tirer un enseignement et une attitude adulte construite.
8. La fréquence des agressions par irritation produites lors de contrainte ou dans un contexte émotionnel fort rend l’oiseau dangereux car imprévisible

La pathologie va se manifester par des troubles du comportement tels l’agression, l’intolérance aux restrictions ou toute opposition risque de générer une agression et comme l’humain n’est pas fait de bois, il va riposter souvent de manière tout à fait inappropriée ce qui engendrera une escalade de laquelle découlera une grande insécurité et une terrible anxiété de la part de l’oiseau qui se fait constamment réprimander…. sans en connaître ni reconnaître la raison.

L’anxiété ne voyageant jamais seule, d’autres problèmes surgiront à divers degrés au fur et à mesure que l’oiseau vieillira, risquant même de devenir permanents si aucune intervention n’est faite.


Symptômes :
Un perroquet dyssocialisé ne saura pas comment réagir de manière appropriée face aux sollicitations des autres oiseaux, il ne reconnaîtra pas les signaux de communication.

Chez l’EAM, non seulement le perroquet n’aura pas appris à communiquer avec sa propre espèce, mais il n’aura pas appris non plus avec l’espèce d’adoption, soit l’humain.

La plupart de EAM sont vendus, souvent avant même la période critique du sevrage alimentaire, à des gens inexpérimentés qui ne connaissent ni ne reconnaissent les besoins spécifiques de l’oiseau et qui plus est, tentent de « l’éduquer » selon des schémas bien établis de relation homme / animal :
. Dominance totale
. Avec des percepts d’animal prédateur (chiens chats)
. Anthropomorphisant les actions de l’oiseau sous prétexte qu’il devrait comprendre –
Attentes hautement irréalistes
. En ne tenant absolument pas compte de la maturation des comportements de l’oiseau
. Bref, en ayant pas ou peu de connaissance de l’oiseau.

L’oiseau dyssocialisé n’ayant aucun point de repère réagira selon son tempérament par des réactions plutôt instinctives:
. D’extrême timidité
. De peur et de fuite et d’agressivité (s’il n’a pas la possibilité de s’enfuir)
. C’est l’oiseau agresseur sans contrôle d’intensité de l’agression et de la morsure (il n’a pas
appris
) – Cet oiseau mord très fort
. D’absence de contrôle de l’agression (avec humain, un autre perroquet et même le chien
et chat de la maison
) – Ce qui souvent met sa vie en danger –

Avec l’âge, on assistera à l’apparition de comportements d’hyper-attachement envers une personne en particulier ; de comportements sexuels envers l’humain et de violent comportement d’agression avec ceux que l’oiseau considérera tels des rivaux (conjoint, enfant, autre perroquet, chien, chats, etc.) et souvent même, envers l’humain d’attachement.

Cet hyper-attachement commandera une surveillance constante et de tous les instants envers l’humain chouchou, ce qui créera beaucoup d’anxiété à l’oiseau :
. Anxiété de séparation
. Phobie sociale s’exacerbant avec le temps
. Et la foutue relation « love and hate » - l’oiseau n’est satisfait que lorsqu’il a toute l’attention de l’humain. À ce moment il est des plus attentionné et des plus charmant. Le comportement de l’oiseau envers l’humain chouchou change du tout au tout lorsqu’il est en présence d’autres personnes ou que l’humain est occupé ailleurs. À ce moment, le perroquet devient vindicatif, voire violent avec son humain d’attachement (violence conjugale), ce qui, vous en conviendrait, devient extrêmement dangereux pour l’humain en question.

Le perroquet dyssocialisé ou mal socialisé devient en vieillissant un réel fardeau pour l’humain, surtout lorsqu’arrive la période de puberté (stade d’indépendance) et que les comportements sexuels commencent à émerger.

C’est à cette période de développement de l’oiseau qu’il y a le plus d’abandons.


PRÉVENTION

Dépends de la bonne volonté de l’éleveur
Il faut éviter de séparer les oisillons des parents trop précocement et laisser le sevrage s’établir naturellement.

Le jeune perroquet doit grandir auprès de ses parents et d’autres oisillons afin qu’il puisse acquérir les auto-contrôles et rituels sociaux nécessaires à la vie sociale.
Il faut veiller, au niveau de l’élevage, à placer les très jeunes perroquets dans un environnement riche en stimulations variées et dont l’intensité correspond à celle qui est rencontrée dans la vie quotidienne dans un environnement domestique sinon…


SYNDROME D’ISOLEMENT et S. DE PRIVATION SENSORIELLE
Terme générique pour toutes les anomalies du comportement qui résultent d’un isolement social à un stade précoce de la vie. (Privation d’expérience)
. Apathie
. Agitation
. Anxiété
. Sociopathie (Incapacité à exprimer un comportement social normal)
. Phobies ontogéniques
. Stéréotypies

Le syndrome d’isolement est particulièrement prononcé chez les animaux (sociaux et de contact) qui ont grandit séparé de leur mère, cette séparation a des conséquences graves et surtout, persistantes. Les périodes de sensibilité maximales recoupent celles de l’empreinte et dépends des espèces.

Ce qu’on en dit sur le chien :
Chaque chiot doit bénéficier dès la 4e semaine, d'environ 150 m2 de terrain librement accessible. Au-delà il peut rester trop réservé. En dessous, et notamment s'il est élevé en cage, petit local, chenil, etc... il ne pourra plus jamais faire son apprentissage d'une vie normale. Il sera doux, affectueux, ou non, selon sa socialisation, mais il sera sujet à des paniques soudaines, à des crises de refus déconcertantes, et il aura des difficultés d'apprentissage. Nous aurons un adulte intelligent et pourtant peu capable de comprendre les ordres. Dans les cas limites, on a une maladie mentale franche : le « syndrome d'isolement de chenil », qui rend le sujet impropre à la compagnie et est un motif d'annulation de la vente.



SYNDROME DE PRIVATION SENSORIELLE

Privation d’expérience
Jusqu’à sa période d’émancipation (sevrage alimentaire) le jeune perroquet est en mode
« apprendre à apprendre » et pendant cette période il est excessivement réceptif… et il apprend vite… trop vite, ce qu’il apprend à cette période restera gravé à jamais dans son esprit.
Le jeune perroquet élevé dans un milieu peu stimulant risque de présenter cette affection, qui se caractérise en début d’évolution par des phobies vis-à-vis certains stimuli qui lui sont inconnus.
Dans les méthodes d’élevage actuelles, ... parfois, certains bébés perroquets ne sont exposés à rien. Et de ce fait, ils deviennent incapables de gérer leur environnement.
Ils restent en alerte permanente, tout les effraie : le bruit d'un papier que l'on froisse, une cuillère qui tombe par terre, le passage d'une voiture, une personne inconnue... tout, absolument tout est source de terreur.
L’oiseau est tout simplement inadapté à son environnement et semble incapable de s'y faire...

Le syndrome de privation sensoriel possède 3 niveaux :

Stade 1 : L’oiseau est effrayé par certains stimuli. Il essaie de fuir, de se cacher et peut devenir agressif.

Stade 2 : Une anxiété de privation s'est installée.
L’oiseau est anxieux et inhibé. Tout changement dans ses habitudes provoque une réaction anxieuse, une réaction de crainte et un repli sur lui-même. Il refuse d'explorer son environnement.

Stade 3 : C'est le stade le plus grave. L’oiseau peut présenter une dépression. Il ne joue plus, n'explore plus ...


L'évolution est variable selon les stades.

Lors de stade 1, l’oiseau peut guérir si on intervient rapidement (encore faut-il savoir le reconnaître).

Par contre, les autres stades peuvent se compliquer par :
. Une anxiété intermittente
. Une hyper agressivité secondaire
. Une anxiété de séparation et hyper attachement
. Phobies diverses

DÉTRESSE / RÉSIGNATION ACQUISE (apprise)
Inhibition d’action

H. LABORIT a mis en évidence l’existence dans le système nerveux, d’un circuit inhibiteur ou activateur de l’action. En cas d’agression un rat choisit comme première solution la fuite. Si la fuite est rendue impossible, il se bat. Dans les deux cas, il reste en bonne santé. Si on l’empêche de fuir ou de se battre, il met en jeu le système inhibiteur de l’action qui le conduit à la “dépression” et à la mort.

P. KARLI (neuro-biologiste) dans “L’homme agressif” pousse plus loin ces travaux. Il remarque qu’un rat dominant est capable plus que les autres, de retenir les trajets menant à la nourriture. Il empêche artificiellement ces rats de résister victorieusement aux agressions de leurs congénères et leur fait perdre leur statut de dominants. Ces rats dès lors, se révèlent incapables d’apprendre de nouveaux trajets. Il identifie dans leur cerveau la présence d’une hormone qui bloque les apprentissages. Cette faculté leur revient si KARLI en favorisant artificiellement le rapport de force dans les combats pour la suprématie, leur permet de vaincre. Il nomme ce phénomène: l’impuissance apprise.
L’impuissance apprise c’est quand un individu apprend par l’expérience qu’il est incapable d’agir sur son environnement pour le transformer en sa faveur il devient incapable, physiologiquement, d’apprendre.
C’est une pathologie assez courante chez les perroquets mal socialisés ou qui ont vécu des évènements agressants à répétition et contre lesquels ils ne pouvaient pas se défendre ni même se prémunir. Les perroquets qui font de longs séjours en animalerie et qui subissent le harcèlement de la clientèle présentent souvent cette pathologie. L’oiseau a appris qu’il ne pouvait absolument rien faire pour changer sa situation et il s’est résigné à subir sans réagir.

Bon voilà, j’arrête mon mini survol ici pour l’instant (parce qu’’il y a beaucoup plus encore) je ne veux pas vous rendre maboul, mais gardez en tête que ceci n’est qu’un tout petit aperçu de ce qui attend le perroquet EAM (à différents niveau dépendant de sa capacité de résilience). Alors, si vous avez envie de vous procurer un bébé perroquet, pourquoi ne pas imprimer ce post et le faire lire à l’éleveur… peut-être n’est-il tout simplement pas au courant des dommages qu’il cause à ses petits… on peut toujours espérer! :roll:
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Messagepar Mijo » Mer Oct 06, 2010 10:41 pm

Très peu d'éleveurs utilisent cette méthode parce qu'elle est risquée (en Europe le EAM se fait que depuis une dizaine d'années donc plusieurs couples sont sauvages dans la plupart des cas prélevés en nature donc non imprégnés). Il est rare que les parents acceptent qu'on manipule leurs bébés au nid cette méthode pourrait faire en sorte que les parents tuent les oisillons, les blessent ou arrêtent tout simplement de s'en occuper. Pour que ce soit possible il serait mieux que ce soit des oiseaux élevés par leurs parents qui eux mêmes seront plus tard reproducteurs comme ils ne nous voient pas comme leurs semblables leur instinct de proie fera en sortent qu'ils se retireront au lieu d'attaquer mais c'est tout de même risqué et incertain...

Au Québec Céline Papugi pratique le MAN avec des kk2 et des gris je crois il faudrait communiquer avec elle. Quelques éleveurs ont commencés à laisser leurs oiseaux plus longtemps avec leurs parents on parle par exemple pour les grands aras de 2 mois (comparativement de 0 à 2 semaines) ce qui laisse le temps aux parents d'éduquer leurs petits donc niveau psychologique est beaucoup mieux pour eux. Terminer le sevrage est un peu plus difficile pour l'éleveur mais au fond plus sécuritaire pour les bébés et moins de boulots pour l'éleveur :wink: Il ne reste que l'apprivoisement.

Malgré tout ça il ne faut pas oublier qu'après l'achat d'un bébé on doit le traiter en oiseau et non materner, ce sont des oisillons mais si on les couvrent trop la dépendance fait autant de tord que l'imprégnation.

Sur le forum nous avons beaucoup d'Européens, ils pourront sûrement venir nous répondre et témoigner mais pour le MAN il y en a très peu parce que pour l'instant ils sont pour le EAM. Cette méthode est utilisée dans la grande majorité des cas à partir de l'oeuf, ils sont en incubateur dans beaucoup, beaucoup d'élevage et n'allez pas les contredire! Lorsqu'un Européen vient nous présenter son oiseau, il lui a été vendu non sevré et on a même vu des oiseaux très malade et finalement mourir de cette pratique. Des gris vendu à 2 mois sevrage à terminer, des kk2 vendu à 3 mois et sevrage supposément terminé pourtant ils crient parce qu'ils sont affamés :cry: J'espère que c'est vrai qu'ils se convertissent au MAN parce que malgré que je crois plus au EPP je pense que ce serait mieux que bien des histoires que nous avons lu et on verrait enfin une lueur d'espoir :wink:
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Messagepar Fernand » Jeu Oct 07, 2010 5:38 am

Désolé Mme Vailancourt mais pouvez-vous m'expliquer alors comment se fait-il que les perroquets défendent leur territoire en nature et ne dorment que d'un oeil? C'est qui le toryeu qui est allé donner la seringue au nid en haut de l'arbre de 100 pieds pendant que les parents dormaient???


Les théories sont superbes mais je crois qu'on en a encore pour quelques centaines d'années avant de pouvoir vérifier la véracité de celles-ci. je suis un peu plus terre-à-terre et je pense que notre reltion avec notre oiseau devient ce que nous en faisons :wink: .

À mon avis, les perroquets sont très adaptables (tout comme nous) et l'éducation en bas âge ainsi que la sociabilisation sont la clef du succès. Même nourri MAN, un "ti-bébé d'amour à maman" :roll: sera toujours un monstre.

Je suis par-contre terriblement d'accord avec vous concernant le principe que l'oiseau doit retirer un avantage pour coopérer dans une relation. Quels opportunistes, ces oiseaux :lol: !!!
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Messagepar Johanne Vaillancourt » Jeu Oct 07, 2010 8:06 am

@ Mijo, la méthode n’est pas plus risquée pour l’éleveur de perroquet que pour l’éleveur de chien. Si l’éleveur de chien ne prend pas le temps d’apprivoiser la mère, il ne pourra pas non plus approcher les chiots et c’est idem pour les perroquets.

La première chose à faire dans le MAN est bien évidemment d’apprivoiser les parents ou encore, attendre patiemment que les petits mettent le bout du bec hors du nid (fledging) et commencer dès lors les interactions « humaines » avec eux.

2 mois pour les grands aras, ce n’est pas assez (ni pour n’importes quelles espèces de grands ou moyens oiseaux – selon l’espèce). L’imprégnation totale doit se passer avec les parents (imprégnation intraspécifique), puis l’imprégnation extraspécifique (à l’humain) vient chevaucher la période d’imprégnation à l’espèce…. ce n’est pas différent des chiens, chats où n’importe quel autre animal « domestique » qui aura à évoluer dans un milieu humain.

Tu sais Mijo, des histoires d’horreur d’oiseaux vendus non sevrés, il y en a autant ici qu’en Europe, j’en rencontre des tonnes par années, je pourrais en faire un livre d’un millier de pages… disons qu’on n’est pas mieux qu’ailleurs. Ce que je dis c’est que je rencontre une plus grande ouverture d’esprit de la part des éleveurs en Europe, particulièrement en France, que dans notre belle province.


@ Fernand
« Désolé Mme Vailancourt mais pouvez-vous m'expliquer alors comment se fait-il que les perroquets défendent leur territoire en nature et ne dorment que d'un oeil? C'est qui le toryeu qui est allé donner la seringue au nid en haut de l'arbre de 100 pieds pendant que les parents dormaient??? »

Désolée Fernand, je ne comprends pas… pouvez-vous répéter la question… la reformuler autrement…


Comportement territorial : Les perroquets ne sont pas des animaux territoriaux puisque les domaines vitaux sont de l’ordre de plusieurs kilomètres.
Par contre, les perroquets vivent en société et peuvent dans certains cas avoir un comportement territorial, mais cette attitude est affaire de groupe, plutôt que de chaque individu.


Maintenant, qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans la « théorie » de laisser les petits aux parents? En tant qu’éleveur, expliquez-moi ce que vous pouvez offrir de mieux aux oisillons que leurs parents naturels?


« À mon avis, les perroquets sont très adaptables (tout comme nous) et l'éducation en bas âge ainsi que la sociabilisation sont la clef du succès. Même nourri MAN, un "ti-bébé d'amour à maman" sera toujours un monstre. »

Adaptation : Les perroquets sont, comme tous les animaux, conçus pour être adaptables, la survie de l’espèce en dépend. Mais ils sont aussi conçus pour recevoir très tôt les outils qui maintiendront cette adaptabilité. Si l’humain détruit cette capacité d’adaptation à la naissance, ou dans les quelques mois suivant la naissance, le comportement d’adaptation naturel perdra de sa plasticité et c’est à ce moment qu’on verra apparaître des comportements de substitution… pas drôle du tout.

Socialisation et « éducation » : La socialisation primaire est la socialisation à l’espèce, et ce, chez tous les animaux, incluant l’humain, elle est vitale. Dites-moi en quoi une telle socialisation peut se concrétiser dans le cadre de l’EAM?

Comment arrivez-vous à « éduquer » un oisillon qui a vécu tout ce que j’ai énuméré dans mon long post, de manière correcte et équilibrée?

Comment arrivez-vous à créer un oiseau qui aura un comportement construit à la maturité en l’imprégnant à une autre espèce que la sienne?

Vous demandez des preuves, et bien elles existent, l’imprégnation extra spécifique est étudiée depuis Darwin… et Lorenz nous l’a amplement démontré avec ses oies. Trop loin dans le temps pour vous… O.K. Ici, à la faculté de médecine vétérinaire, Dr Guy Fitzgerald a mis sur pied l’UQROP - (Union québécoise de réhabilitation des oiseaux de proie) – ou on est tellement au fait des dangers de l’imprégnation à l’humain de ces oiseaux, qu’on use de subterfuges pas possibles pour éviter comme la peste le moindre contact des oisillons avec l’humain (utilisation de marionnettes pour nourrir les oiseaux). Ces oiseaux, une fois imprégnés à l’homme, ne peuvent plus être relâchés en nature. Comme ce sont des animaux territoriaux, ils s’en prennent à tout humain (considéré comme son espèce, donc un rival territorial) et représentent un grand danger pour tout baladeur qui oserait s’avancer sur le territoire de l’oiseau. L'information est là, elle est disponible, il ne faut simplement pas fermer les yeux...

Un chien imprégné à l’humain est un animal dangereux pour l’humain, un oiseau de proie imprégné à l’humain est un animal dangereux pour l’humain, et le perroquet imprégné à l’humain ne craindra pas non plus d’agresser l’humain. Les pages de ce forum sont noircies de cas d’agressions, souvent sanglants, envers l’humain, alors il faudrait s’arrêter un peu et y regarder de plus près… il y a certainement quelque chose qui ne va pas.

Le perroquet n’est pas un animal différent des autres, ce qui est étudié depuis des lustres s’applique aussi à ces animaux et pour l’éleveur, pouvez-vous me dire quels sont les avantages rattachés à l’élevage à la main (EAM), autres que de produire encore plus de bébés (2-3 couvées par années au lieu d’une seule) pour faire plus de sous?

On ne retire pas les chiots de leur mère, ni les chatons, ni les poulains, ni les agneaux, donnez-moi alors une seule bonne raison (autre que mercantile) de le faire avec un bébé perroquet… nommez-moi un seul avantage pour l’oiseau (pas pour l’humain)… juste un.
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Messagepar Mijo » Jeu Oct 07, 2010 8:22 am

Ce n'est pas risqué pour l'éleveur mais pour les bébés, c'est eux qui subissent la réaction des parents face à cette méthode invasive. La méthode MAN n'est pas documenté puisque très peu d'éleveur l'utilise mais on sait que plusieurs ont des oiseaux qui ont été prélevé en nature et qui n'ont pas tous les problèmes de nos oiseaux imprégnés donc le EPP serait une très bonne méthode mais serait beaucoup plus difficile à vendre car l'apprivoisement serait à faire. Quand je dis 2 mois pour les grands aras je pense que c'est déjà beaucoup mieux que 2 semaines, c'est un début et j'espère bien que très bientôt les éleveurs tenteront le EPP rien n'est mieux que les parents pour élever leurs bébés :wink: Depuis plusieurs années sur le forum nous voyons des éleveurs d'Europe venir sur le forum et nous n'avons pas encore eu la chance de voir un éleveur qui avait l'esprit assez ouvert pour qu'on puisse en parler. Il arrive quelques fois qu'on ait une personne du Québec qui viennent sur le forum et qui est pris avec un bébé non sevré parce qu'elle s'est improvisée éleveur ou sauveur mais rien à voir avec l'Europe.
Dernière édition par Mijo le Jeu Oct 07, 2010 10:03 am, édité 1 fois.
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Messagepar Johanne Vaillancourt » Jeu Oct 07, 2010 8:42 am

@ Mijo,
ce que je dis c’est que ce n’est pas risqué pour les oisillons si les parents perroquets sont apprivoisés.

Le EPP est aussi fantastique, l’oiseau est totalement imprégné de ses parents et apprivoiser un jeune perroquet par la suite n’est pas plus difficile que d’apprivoiser n’importe quel autre animal. Quand ils sont jeunes, tous les animaux sont « apprivoisables ». :D

Maintenant, les avantages de la méthode du MAN sont justement qu’on permet à l’oisillon de subir son imprégnation extraspécifique en même temps que son imprégnation à sa propre espèce… le meilleur des mondes pour l’oisillon qui aura a passer sa vie dans un monde complètement humanisé.

C’est vrai que les éleveurs viennent rarement défendre leurs points de vue sur les forums de non-éleveurs. C’est comme une forme de snobisme je crois, ils se créent des forums à eux (d’éleveurs) et s’y cantonnent. C’est bien dommage, car les éleveurs de MAN ou EPP auraient tout à gagner à faire connaître les avantages de leur méthodes. :(

Quant aux éleveurs de EAM, ils se contentent (encore et toujours) de répéter qu’ils veulent des preuves (quand celles-ci sont tellement disponibles)…

Tu sais, un éleveur (québécois) m’a un jour dit lors d’une conférence « qu’on me prouve qu’un MAN ou EPP est aussi gentil qu’un EAM et je changerai ma manière de faire ».

Tu te rends compte, avec tous les cas d’agressions répertoriés avec les EAM… il ne doit pas être trop difficile de trouver « plus gentil » qu’un EAM… :wink:

Je crois qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, il faudrait que le monde des éleveurs rencontre un peu plus le monde des amateurs de perroquets, disons que tous gagneraient à une plus grande ouverture de communication.
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Messagepar jovan » Jeu Oct 07, 2010 10:09 am

Merci Johanne de venir donner ton opinion sur le sujet.

Tout comme toi,voila maintenant beaucoup d'années que je me bat contre le EAM,et même si j'aie réalisée que nous ne changerons pas l'idée des éleveurs sur cette façon de faire,au moins nous informons les futurs propriétaires de perroquet,des dangers de l'imprégnation.

Je voit beaucoup de drame d'horreur depuis l'arrivée de perroquetsecours. et j'aie des nausées quand les gens nous téléphonent pour nous faire part de cruauté envers les oiseaux,de négligence crasse...et je m'imagine ces oiseaux bébés et ces gens a qui ont à fait croire que parce qu'il était EAM,ce serait le paradis de vivre avec cette oiseau...il resterait toujours ce gentil oisillon..et je me dit que..au moins,si il avait été nourri par ses parents les gens aurait du faire l'effort pour l'apprivoisé.
Ou ne l'aurait pas acheté tout simplement.

C'est illogique de penser que les gens qui ont des perroquets,sont capable de compenser l'imprégnation par l'éducation.Parce que l'imprégnation est irréversible...oui c'est possible de donner une bonne éducation a un oiseau..mais c'est impossible de lui faire comprendre que nous ne sommes pas de son espèce et que nous ne pouvons pas avoir une relation comme il l'espère tant.


Dans les animaleries il y'a des bébés non-sevrés,retirer de la chaleur du nid et de leur parents,envoyés a quelque semaine dans une animalerie,déposer seul dans une aquarium,une lumière chauffante,des contacts seulement a l'heure de la becquée,et laisser seul a la fermeture...croyez vous vraiment que ces oiseaux vont être bien dans leur têtes ???

Et n'aller pas croire que ceux qui font cela,sont de petits éleveurs de salon qui n'ont qu'une seule portée dans leur vie et ne savent pas quoi faire avec ça...:roll:
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