Loupin a écrit:Par ailleurs, il est intéressant de voir ce que les autorités canadiennes ont publié, en préparation de la réunion de la CITES. Pour le Canada, il semble que les données scientifiques ne permettaient pas de conclure que le déclin des populations sauvages de Gris était lié au commerce international. Voir au lien suivant, vers le milieu de page : https://www.ec.gc.ca/cites/default.asp?lang=Fr&n=46CAFD9E-1, que je copie ici intégralement:
17.19 – Proposition visant à transférer le perroquet jaco d’Afrique à l’annexe I
Auteur(s)
Angola, Tchad, Union européenne, Gabon, Guinée, Nigeria, Sénégal, Togo et États-Unis d’Amérique
Position
Absence de décision
Le Canada note que le perroquet jaco d’Afrique ne répond pas aux critères de décroissance de l’annexe I, bien qu’on ait relevé des indices de décroissance suffisante dans plusieurs des États de l’aire de répartition pour l’une des deux sous-espèces de ces perroquets gris d’Afrique. À l’heure actuelle, le commerce des spécimens sauvages de cette espèce est très faible, et rien ne dit qu’une inscription à l’annexe I apporterait un nouvel avantage en matière de conservation. Le Canada attend les vues des États de l’aire de répartition sur les conséquences en conservation pour pouvoir adopter une position définitive.
Le Canada se gardait une porte ouverte pour une inclusion dans l'annexe 1, lorsqu'il est indiqué que "Le Canada attend les vues des États de l'aire de répartition...pour adopter une position définitive". On comprend que le Canada a finalement endossé l'inclusion dans l'annexe1. Il s'agir d'une application concrète du "principe de précaution", à l'effet que les autorités peuvent prendre les mesures de protection nécessaires, même si l'information scientifique est incomplète.
En même temps, le Canada n'a pas souhaité faire partie des pays à l'origine de la proposition de classement en annexe I, contrairement aux pays de l'UE et aux USA : ça n'est donc pas étonnant, politiquement, qu'ils aient dû rédiger des éléments de langage pour justifier ce choix
Ce genre de décision est prise pour la protection de l'espèce concernée, mais aussi au regard de l'instabilité politique et économique qu'entraîne le trafic de cette espèce pour les pays dans lesquelles elle est prélevée (le trafic d'animaux allant de pair avec celui des armes, notamment). Une question d'instabilité politique qui préoccupe sans doute davantage les pays européens et les Etats-Unis qui interviennent traditionnellement dans ces régions d'Afrique.






Chopin, Gris d'Afrique,né le 1er juillet 2013