Tout dépend de la définition qu'on donne à l'apprivoisement. Moi je pense qu'un oiseau est apprivoisé
s'il n'est pas craintif en notre présence. C'est tout, peu importe comment il occupe ses journées. Ça sous-entend donc qu'un oiseau qui ne se laisse pas flatter, mais qui prend part au repas familial est apprivoisé. Je considère qu'en ce sens, l'apprivoisement est essentiel pour ne pas faire un oiseau malheureux. Il doit au moins se sentir chez lui. Pour le reste, c'est l'interaction qui se développe en fonction du tempérament de l'individu et il faut respecter ça.
J'ai eu quelques oiseaux et ils avaient tous leur tempérament. Pour tous (sauf une petite callo traumatisée que j'avais récupérée), l'apprivoisement a été facile, mais quelques-uns d'entre eux n'appréciaient pas particulièrement l'interaction avec les humains: Max adorait chanter durant de longues heures et ne voulait surtout pas être dérangé durant sa prestation. Gazoue venait nous voir seulement si elle considérait que son auget était "vide". Leur présence m'a toujours égayée quand même car j'aime les oiseaux sous toutes leur formes, peu importe leur caractère.
Ce que je me demande: est-ce qu'ils auraient été plus près de l'humain si j'avais pu passer plus de temps avec eux, où bien si j'ai passé moins de temps avec eux justement parce qu'il ne semblaient pas apprécier ma présence. Quoiqu'il en soit, mes oiseaux m'ont toujours paru heureux parce je leur ai toujours laissé leur libre arbitre sans leur mettre de la pression pour qu'il fassent ce que je veux.
En résumé, je pense qu'il est essentiel de tout faire pour apprivoiser un oiseau qu'on adopte, pour SON bien. Celà consiste, tout simplement à rendre l'oiseau à l'aise dans son environnement. Celà fait, le reste est simplement un raffinement de la relation qui s'opère, et ça doit être basé sur les goûts de l'oiseau et de son maître pour que les deux conservent une saine communication et aient du réel plaisir ensemble.
En passant, j'ai essayé de mettre Athéus sur le dos pour jouer comme avec Fiji: très mauvaise idée...même s'il s'était déjà mis sur le côté lui même, le fait qu'il se retrouve sur le dos l'an grandement angoissé: il se tenait très fort après mes doigts et à ouvert les ailes...je ne savais plus comment le remettre sur ses pattes. Finalement, on s'est regardés tous les deux avec un air de se dire: "Sais pas ce qui s'est passé, mais on ne fera plus çâ, hein ?!". Je sais maintenant qu'il n'a pas le tempérament à ça
