Non, en fait il ne s'agit pas du même type d'anesthésie.
Nous sommes anesthésiés chimiquement et réveillé de même. Nos chiens et chats aussi, donc ils doivent aussi être à jeun.
Mais pour une gazeuse, en général on ne préconise pas de diète, c'est pourquoi j'aimerai bien un retour de ceux dont l'oiseau a subi ce type d'anesthésie (en général ici pour les oiseaux c'est toujours en gazeuse)
voici ce que j'ai trouvé sur anesthesie-veto.org:
La perruche et autres Psittacidés
Diète préopératoire
Les oiseaux ne disposent que de très peu de réserves, ce qui conduit à un état d'hypoglycémie rapide en cas de jeûne. Il ne faut donc pas soumettre les oiseaux à un jeûne préopératoire chez les petits sujets et ce jeûne ne doit pas être supérieur à 3 heures chez les sujets de plus de 250 g. Chez les jeunes Psittacidés, il est nécessaire de vidanger le jabot avant intervention, afin d'éviter une fausse déglutition.
Contention préopératoire
Eviter d'intervenir sur un oiseau venant d'être transporté, surtout par temps chaud ou s'il s'agit d'un long trajet.
La capture de l'oiseau doit être rapide et non brutale, centripète c'est à dire en ramenant les ailes et les pattes contre le corps.
Le système respiratoire des oiseaux est complexe (pas d'épiglotte, pas de diaphragme, poumons en continuité avec les sacs aériens). Les poumons ne sont pas mobiles et la respiration est passive, les mouvements respiratoires étant liés au sternum. Tout " serrage " de la région thoracique est dangereux car il s'oppose à ce mécanisme.
Oiseaux de petite taille (15 à 500 g) du type canari, colombe, perruche. La contention doit être brève, à pleine main, le pouce et l'index enserrant la base du cou ou tenant la tête.
Oiseaux de taille plus importante de type gabonais, cacatoès, ara. Il faut se méfier du bec et des serres. On utilisera de préférence une serviette souple et épaisse, propre et changée à chaque oiseau. Le principe de la contention est de maintenir la tête bloquée entre le pouce et l'index, les ailes et les pattes de l'autre main.
Préparation de l'anesthésie
Durant la phase d'induction, l'oiseau doit être gardé le plus au calme possible, en situation de stress minimum. La contention doit être rapide, douce et efficace. Les oiseaux sont sensibles à l'hypothermie chirurgicale.
-utiliser un tapis chauffant
-n'arracher qu'un nombre minimum de plumes
-éviter l'alcool qui abaisse la température
-prévoir un monitoring opératoire
-Surveillance de l'anesthésie
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Signes à rechercher
abolition de la réponse aux stimuli douloureux
disparition des mouvements volontaires, notamment des battements d'ailes
disparition des réflexes cornéens
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Signes inquiétants voir dramatiques
mouvements respiratoires amples et espacés ou respiration superficielle
tétanisation des pattes
l'arrêt respiratoire est toujours brutale et non rattrapable
Principaux anesthésiques utilisables
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Anesthésiques fixes
Bien s'assurer de la qualité du produit à injecter (en fonction du poids) et de l'état de santé de l'oiseau (minorer les doses sur les sujets malades, obèses, insuffisants respiratoires).
Les réinjections peuvent conduire à un surdosage dangereux.
Anesthésiques gazeux
C'est la méthode de choix.
Choisir de préférence un circuit ouvert ou semi-ouvert.
Réveil
Un réveil trop long peut conduire à une hypoglycémie et/ou une hypothermie mortelle.
Le réveil est rapide avec les anesthésiques gazeux et l'oiseau peut être replacé immédiatement dans sa cage. Le réveil peut être agité et il faut veiller à ce que l'oiseau ne se blesse pas en se débattant.
On peut pour cela plaquer les ailes au corps avec une bande adhésive et immobiliser les pattes de la même façon.
Dès que l'oiseau est en mesure de se tenir percher, il faut le remettre dans sa cage et le réalimenter.