Je me rappelle quand j'étais enfant, nous avions des poules à la maison. J'aimais bien ces oiseaux et c'est probablement pour cela que j'aime les oiseaux aujourd'hui.
Ce sont des oiseaux attachants et, si je me souviens bien, elles sont quand même assez futées, si elles ont eu la chance de grandir dans un environnement normal pour elles et stimulant. Je me rappelle qu'elles nous suivaient à peu près partout autour de la maison. Bien sûr, elles nous reconnaissaient et se baissaient pour nous inviter à les prendre. Elles aimaient être cajolées et dorlotées. Ma mère n'aimait pas lorsque je m'amusait à les faire entrer dans la cuisine d'été, avec raison, je l'ai compris plus tard. Il va sans dire que ces volatiles curieux aimaient bien la chose.
Ma mère était très fière de ses belles poules, et elles étaient belles. De belles plumes bien lisses, d'un blanc éclatant et parfois des brunes. Rien à avoir avec les poules d'élevage d'aujourd'hui gardée dans de petites cage en grillage.
J'aurais donc de la difficulté à être contre avoir quelques poules en ville, pas plus de trois ou quatre, par exemple. Il faudrait le faire en s'enregistrant à la ville et en faisant dans la demande d'enregistrement la démonstration que les poules disposeront des facilités et de l'espace nécessaires. La ville pourrait également exiger une superficie minimale de terrain pour assurer une certaine distance séparatrice des voisins. Je n'imagine pas, par exemple, des poules dont les propriétaires ont une unité de maisons en rangée. Mais à l'opposé, ça ne prend pas tellement grand pour qu'elles soient à l'aise.
Depuis quelques années, ce phénomène a pris de l'ampleur dans les villes américaines. C'est certain qu'il y a toute une petite régie à mettre en place, mais les gens font en ville des choses beaucoup plus compliquées, sans parler des animaux exotiques, y compris les autres espèces d'oiseaux que plusieurs gardent déjà et qui sont beaucoup plus difficile à prendre soin que des poules. Ceci dit, j'hésiterais moi-même à m'aventurer dans la garde de quelques poules. Un exemple de difficulté, en cas de voyage, on peut emmener avec nous ou faire garder nos perroquets et nos chiens, mais pour des poules, il faudrait que quelqu'un vienne à la maison. Rien de bien compliqué mais ça demande plus de planification pour les voyages. Pour les nourrir, c'est assez simple. Pour le niveau sonore du caquètement, je suis certain il y a des gens dont les voisins rotent et pètent plus fort dans leur cour que le caquètement éventuel de poules.

. Le problème reste quand même l'hiver. Ça prend un cabanon qui peut jouer le rôle de poulailler et être chauffé quand même un peu.
Oups, je me rend compte que j'ai un cabanon avec l'électricité et un garage avec l'eau courante chaude et froide. Il manque juste quelques poules.

(non je ne suis pas sérieux).
Si la garde de poules était autorisée en ville, il pourrait y avoir certes des cas de maltraitance mais ceux qui maltraitent une poule vont aussi maltraiter d'autres animaux. Ce n'est pas une raison pour interdire les chats ou les chiens, par exemple.
Enfin, dans de nouvelles situations ou lors de nouvelles tendances, peu importe l'activité, il est important que les administrations publiques n'aient pas comme première réaction d'interdire mais plutôt d'autoriser en mettant, si nécessaire, des conditions. Pour moi, c'est toute la différence entre une société ouverte ou fermée.
