Fernand, je vis en ville et il y a des maringouins!
Depuis la fondation de Montréal en 1608, les Montréalais ont eu des poules jusqu'à ce que Jean Drapeau en décide autrement, et je pense que ceux qui prendront la peine de s'en procurer sauront en prendre soin et ont prévu la place.
Et puis, je ne pensais pas vraiment à Ville-Marie ou au Village (où il ne manque pourtant pas de coqs et de jars...

), mais bien des gens ici ont une cour suffisante pour accueillir une couple de poules (pas 3 douzaines!), en temps de crise comme maintenant, des oeufs c'est bien!
C'est sûr qu'il y aura toujours des imbéciles, mais ceux-là ont déjà des chats, des chiens, des reptiles et bien d'autres bibittes dont ils ne savent pas s'occuper et qui n'ont pas d'autre valeur que leur rareté, p. ex., un lézard à Mtl, un qui vient du Sahara, n'a pas vraiment sa place, alors que la noble Poule accompagne et sustente l'Homme depuis des millénaires, son utilité a été éprouvée, de même que sa loyauté.
J'ai d'ailleurs des amis qui en gardent quelques-unes à Pont-Viau (pas de coq je vous fais remarquer), ils les aiment et les respectent, les remercient pour les oeufs, et les poules les suivent partout et rentrent se coucher toutes seules l'hiver, dans l'entrée de la cave/appenti somme toute bien confortable et aménagé pour elles.
Enfin, pour ceux qui veulent avoir des poules, pour qui ça fait partie des mesures à prendre pour lutter contre la récession, vivre leurs convictions écologistes ou tout simplement avoir de la compagnie (!), ben je ne pense pas qu'il faille les en empêcher! De toute façon, ce sera réglementé, comme le reste. Ça va créer de l'emploi, pour des inspecteurs sanitaires! C'est bon pour l'Économie!
Néanmoins, soyons sérieux, il y a un investissement minimal en argent et en temps à consacer aux poules, alors je ne suis pas sûre que tant de gens que ça vont se ruer sur l'idée. Après quelques cafouillages, le bon grain sera séparé de l'ivraie, et les vrais amateurs de poules lèveront la main... pis, pour le bruit, ben je vous réfère à vos perroquets, mesdames et messieurs...