Souvent, l'oiseau est très craintif au début et en voulant l'approcher trop vite, avec les calins et tout, l'oiseau se sent bousculé. Il a l'air tout tranquille et docile mais en réalité il est figé de trouille. Il faut aller moins vite que trop vite pour éviter de mal commencer la relation.
J'ai toujours laissé du temps à mes oiseaux avant de commencer la sociabilisation et je n'ai jamais eu de mal avec mes oiseaux. Certains étaient moins amoureux des humains (peu d'interaction, sauf pour obtenir de la bouffe), mais aucun n'avait de fâcheuses habitudes.
Ma conure soleil mordait au début, mais comme elle était de seconde main, je pense que c'était déjà une vieille habitude. Par contre, elle est devenue très sélective et mordait tous sauf moi (lire "attaquait"). Mais je pense que c'est fréquent chez les conures soleil.
Avec mon ara, tout se passe bien. Il était déjà bien élevé (seconde main lui aussi) et je n'ai qu'à maintenir son apprentissage. Je me suis vraiment donné la peine de l'observer très méticuleusement et d'essayer de comprendre ce qui se passe dans sa tête d'oiseau, ce qui n'est pas toujours facile. Je tiens même un journal pour m'y référer au besoin. Si j'avais négligé certains aspects de son éducation, je pense que j'aurais déjà des problèmes. Un ara macao, c'est vrai que c'est un être un peu spécial

.
Par exemple, je commence à comprendre que le mien aime jouer à la dure. Moi j'aime moins ça, mais comme il ne me fait jamais mal, je joue comme ça avec lui parfois. Si jamais il me fait mal, il n'aura plus droit à ces jeux jusqu'à ce qu'il sache se contrôler. À ma grande surprise, plus je joue dur avec lui, plus il devient colleux juste après

. Je ne suis pas certaine de comprendre, mais j'essaie différentes approches pour me permettre de comprendre. C'est une approche purement scientifique.
Alors ça ne m'étonne pas que même avec toute la bonne volonté du monde, des maitres s'égarent dans tout ça et subissent les effets collatéraux. Je ne pense pas être à l'abri non plus.
Les oiseaux sont des être aussi complexes que les humains, mais complètement différents. C'est quand même un bon défi de bien élever un oiseau. Il faut contrôler ses comportement sans qu'il sente ce contrôle. Exactement comme un enfant de 2 ans.
Tout ça pour dire que lors des débuts, comme on ne connait pas l'oiseau, je pense qu'on est plus enclins à faire des erreurs d'interprétation, ce qui s'estompe avec les années.
Et comme tu dis, la crise d'ado et les crises hormonales, c'est autre chose (et ça complique encore les choses).
Dans le fond, on est peut-être un maso pour se lancer là-dedans !
