par gummo » Ven Déc 11, 2009 5:35 pm
Bonjour Marie Maude,
Je vous remercie pour votre réponse et vos réflexions.
Je vous remercie un peu moins pour le ton que vous employez et certains de vos propos.
Si j'ai bien lu votre réponse (qui relève apparemment, pour une part au moins, plus de la récrimination et du jugement de valeur que du témoignage et du conseil) mon expérience et mon questionnement vous suggèrent deux réflexions péremptoires :
1) Si j'ai dû me séparer du ara mâle c'est à cause de mon incompétence supposée dans ce que vous appelez "l'éducation" de l'oiseau et je vous cite : " Si vous n'arrivez pas à la maison à enseigner à votre perroquet à être doux, ce ne sera pas plus facile en le remplaçant par un autre"
Je trouve cette réponse un peu abrupte et surtout terriblement illogique car je crois avoir assez clairement expliqué que j'avais déjà l'ara femelle avant de faire l'acquisition du mâle et que l'ara femelle a un comportement remarquablement social, doux et structuré... il va donc sans dire que j'ai donné le même "enseignement" à ces deux oiseaux (leur apprendre à ne pas mordre, à ne pas crier et être autonome un minimum : je suis d'ailleurs un peu stupéfait des messages qui traitent de l'autonomie des perroquets et qui enseignent de les laisser seuls 30s pr commencer ! Sans le savoir, j'ai appliqué presque à la lettre les conseils donnés et je px maintenant laisser l'ara 1/2h voire une heure sur son perchoir même qd je ne suis pas ds son champ de vision, il suffit alors de lui parler régulièrement)
Bref, je ne crois pas vraiment pr ma part que l'agressivité du mâle avait pour origine des carences "éducatives" mais bien plutôt, comme je l'ai dit, une question de tempérament irréductible et très difficilement modifiable !
Il semblerait que plus les perroquets sont grands et intelligents, plus ils développent des tempéraments bien spécifiques qu'il serait prétentieux de prétendre modifier radicalement.
Ce n'est d'ailleurs pas que mon avis personnel mais celui de bcq de passionnés de perroquets avec qui j'ai pu échanger - et c'est surtout celui de Rosemary Low (dont j'ai lu le livre sur les aras "Macaw Complete guide") qui fait semble t'il référence pour avoir passé -et passer toujours- le plus clair de son temps à observer et élever des perroquets...
Qu'en pensez vous?
2) Plus généralement, vous qualifiez cette décision de se séparer d'un oiseau d'"injuste" et vous semblez clairement situer la question dans le domaine de la morale en affirmant : "Quand on adopte un animal, ce doit être un engagement...pas un test"
C'est bien de morale donc qu'il semble ici question -et probablement de la fameuse distinction entre éthique de conviction et éthique de responsabilité.
Vous semblez clairement vous situer (ce qui est votre droit le plus strict) du côté des Principes, de l'Engagement définitif et radical, presque devant le Ciel.
Adopter un oiseau c'est apparemment pour vous une décision d'ordre moral que l'on devrait assumer à tout jamais..
Je comprends et je respecte ce point de vue (surtout qd il provient d'un administrateur qui doit bien sûr rappeler constamment l'importance de l'engagement que constitue l'adoption d'un perroquet.)
Ce que je comprends nettement moins, c'est que vous semblez partir du principe que je me situe aux antipodes de cette morale, que ma position est par nature cynique et désinvolte - ce qui n'est pas loin du procès d'intention.
Je pense pour ma part qu'entre Engagement sacré et éternel d'une part et cynisme d'autre part, il y a une autre voie (celle de la fameuse éthique de responsabilité) qui consiste à confronter un minimum nos idéaux moraux à la réalité !
Par exemple, pour l'ara mâle, je me suis d'abord acharné par conviction puis j'ai fini par me poser la question : qu'est ce qui est mieux pour le perroquet, la femelle perroquet et le maître?? Sommes nous tous les trois satisfaits de cette situation?
J'ai réfléchi alors à toutes les solutions envisageables et alternatives pr que tout le monde soit plus heureux et, franchement, je ne vois pas grand chose de cynique là dedans !
C'est alors que la solution de le rendre à l'éleveur (qui est aussi un ami, comme je l'ai précisé, et en qui j'ai une gde confiance) s'est imposée : il m'a un jour parlé de son projet de construire une très, très gde volière (à l'extérieur bien sûr) dans laquelle il placerait qqs uns de ses aras au caractère bien trempé!
Aujourd'hui, mon ex ara coule des jours qui semblent particulièrement heureux ds cette volière en pleine campagne du sud de la France. Je l'ai revu cet été, il a semblé me reconnaître car il est venu vers moi pr se faire caresser puis il est reparti tranquillement ds ses branchages..
Maintenant, j'espère que vous percevez mieux ds quelle optique j'envisageais très pudemment de faire l'acquisition d'un cacatoès : ce n'est pour moi qu'une piste, une hypothèse et je n'ai pas l'intention à tous prix d'en ramener un à la maison en me disant : "de toutes façons, si le produit ne me convient pas, je le refourgue à l'expéditeur"
Je ne crois pas qu'on puisse une seconde me soupçonner de tels calculs car d'une part, comme je l'ai précisé, l'éleveur est un ami et je sais qu'il se déménerais pr que l'oiseau soit placé ds le meilleur endroit possible.
Et d'autre part, si j'étais aussi cynique, pourquoi aurais-je pris la peine de vous consulter sur cette question??
Voilà, désolé pour mon manque de brièveté, j'espère en tous cas avoir clarifier largement mes propos.
Si toutefois j'ai mal compris ou déformé les vôtres, je m'en excuse pas avance.