
Modérateur: Équipe administratrice




NOUVELLES
FAQ -- À la suite de l'émission Enquête
21 avril 2011 -
1) QUE FAIT LA SPCA CONCERNANT LE DOSSIER DU BERGER BLANC
La SPCA de Montréal est consternée et horrifiée par les traitements et les méthodes d’euthanasie du Berger Blanc, mis à jour à l’émission d’information Enquête de Radio-Canada.
La SPCA recueille présentement des informations sur ce dossier et mènera une enquête. Si l’enquête démontre qu’il y a suffisamment d’éléments de preuves laissant croire à une infraction au Code criminel canadien, le dossier sera présenté au Procureur de la Couronne. Celui-ci pourra par la suite déterminer s’il y a matière à porter des accusations. Bien que la SPCA de Montréal ait le mandat d’appliquer les articles du Code criminel canadien, elle n’a pas l’autorité d’inspecter les refuges ou les fourrières pour animaux sous la loi provinciale P-42. Ceci relève du mandat de l’organisme ANIMA-Québec.
La SPCA de Montréal voit dans ce dossier l’opportunité de faire la lumière sur les problèmes générés par la façon dont le contrôle animalier est géré par la grande ville de Montréal ainsi que l’ensemble de la province de Québec. Nous travaillons à informer les citoyens sur la façon de changer les choses dans ce système purement réactif inefficace et cruel.
2) QUELS SONT LES VÉRITABLES ENJEUX?
Les véritables enjeux entourant le contrôle des animaux au Québec touchent quatre dossiers étroitement reliés:
(1) Les modèles d’affaires de service de contrôle animalier (fourrières privées)
(2) La crise de la surpopulation des animaux de compagnie
(3) Le modèle de « ramasseurs d’animaux » du contrôle animalier purement réactif
(4) Insuffisance de fonds pour les services rattachés aux animaux
Le modèle de fourrière privée a échoué partout en Amérique du Nord simplement parce que les fourrières à but lucratif doivent leur existence à la surpopulation des animaux. Le besoin continuel de leurs services est assuré par l’arrivée d’animaux dans leurs établissements comme source de revenu constante. Un des principaux objectifs des établissements dédiés au contrôle des animaux qui respectent leur raison d’être est de faire des efforts pour réduire la surpopulation, ce qui n’est pas le cas des fourrières privées.
La Grande région métropolitaine vit une crise de surpopulation des animaux de compagnie. Au moins 50 000 animaux sont abandonnés dans des refuges ou fourrières chaque année pour une population d’un peu plus de 3 millions d’habitants. En comparaison, dans la ville de Toronto dont la population est de 2,7 millions, 16 000 animaux sont abandonnés par année.
Selon les organismes américains « International City/County Management Association » et le « National Animal Control Association », il en coûte environ de 5 à 7 $ par capita par année pour assurer un service adéquat pour le bien-être des animaux. Ce qui signifie que la Grande région de Montréal, avec sa population de 3 millions d’habitants, devrait au minimum allouer 15 millions de dollars par année pour les services animaliers. Actuellement, les budgets sont estimés à 1.5 million, de beaucoup inférieur à celui du montant qui devrait être attribué pour assurer un service efficace et humanitaire.
3) QUELLES SONT LES SOLUTIONS?
La SPCA de Montréal considère que la province doit revoir son approche vis-à-vis le « contrôle animalier ». Nous devons sortir du modèle du contrôle animalier réactif qui ne résout aucun problème engendré par les propriétaires irresponsables et la surpopulation des animaux de compagnie. Nous devons adopter un modèle pour le bien-être des animaux et le contrôle qui va au-delà de l’application des règlements et assure la prévention.
Un bon programme du bien-être et du contrôle des animaux relève de la responsabilité de chaque membre de la communauté et devrait faire l’objet d’un budget suffisant au même titre que les autres programmes offerts aux citoyens. Il doit surpasser l’approche traditionnelle du contrôle des animaux, qui consiste essentiellement à capturer les animaux et les envoyer à la fourrière. La stérilisation et les programmes d’éducation doivent être parties intégrantes des efforts de tout organisme œuvrant dans les services animaliers pour réduire la surpopulation animale. À Montréal, nous avons besoin d’un programme financé par les municipalités qui suit un code d’éthique humanitaire, assure la santé et la sécurité du public qui s’attaque proactivement aux problèmes qui affectent les animaux et les citoyens. Ce programme devra recevoir un financement suffisant en fonction du nombre effarant d’animaux abandonnés dans les refuges, du nombre d’habitants et de la situation de crise que nous vivons présentement.
Ce programme doit être composé de refuges installations modernes, humanitaires, conçues spécifiquement pour chaque espèce (chiens, chats et autres animaux de compagnie) et qui réduisent la transmission de maladies et le stress. Ces installations devraient être situées dans des lieux visibles et faciles d’accès et qui incorporent des espaces invitants pour les animaux et les personnes désireuses d’adopter un animal. Le programme doit inclure des règlements municipaux efficaces qui font la promotion du propriétaire d’animaux responsable, qui réduisent la surpopulation par des initiatives de stérilisation et qui protègent adéquatement le citoyen de situations dangereuses et de nuisance.
RAPPELEZ-VOUS qu’il y a des alternatives aux fourrières privées. Plusieurs grandes villes nord-américaines à travers le Canada et les États-Unis ont su adopter avec succès des services de contrôle et le bien-être des animaux. Demandez à vos conseillers municipaux de contacter des spécialistes dans ce domaine.
4) DE QUELLE FAÇON LA SPCA EST-ELLE DIFFÉRENTE DU BERGER BLANC ?
Le Berger Blanc est une entreprise privée dont le seul objectif est de faire des profits. Les fourrières privées n’ont pas de mission pour assurer le bien-être des animaux et leur mandat n’inclut pas la protection des animaux ni la gestion de la surpopulation. Pour assurer leur existence continue et leurs profits, les fourrières privées ont intérêt à maintenir la surpopulation des animaux de compagnie à Montréal.
La SPCA de Montréal est un organisme à but non-lucratif dont la mission est de protéger les animaux et de travailler activement à réduire le problème de surpopulation. Nous travaillons en partenariat avec plusieurs municipalités pour aborder les problèmes de propriétaires irresponsables et de surpopulation. La SPCA de Montréal va de l’avant dans plusieurs initiatives pour réduire la surpopulation et pour protéger les animaux dont la stérilisation obligatoire des animaux adoptés à la SPCA, des programmes de Capture, Stérilisation, Retour pour les colonies de chats errants sauvages, un département d’inspection et d’enquête pour appliquer les lois sur le bien-être des animaux, des transferts d’animaux vers d’autres refuges et groupes secours à travers le pays pour adoption, lobbying auprès des différents paliers de gouvernement pour amender les lois sur le bien-être des animaux.
5) QUELLES SONT LES PRATIQUES D’EUTHANASIE À LA SPCA DE MONTRÉAL?
Le personnel et les bénévoles de la SPCA de Montréal travaillent sans relâche pour placer les animaux adoptables par nos propres services d’adoptions et de familles d’accueil et par nos ententes de partenariat avec d’autres refuges et groupes de secours à travers l’Amérique du Nord pour nos animaux qui ne seraient pas adoptés sur place. Les animaux qui ont des problèmes de comportement qui ne peuvent être réglés en environnement de refuge ou qui ont des problèmes médicaux que la SPCA ne peut traiter par manque de ressources sont transférés à des refuges à admissions limitées ou des groupes qui prennent en charge l’animal et lui trouvent un foyer. Nous souhaitons qu’il y aura un jour suffisamment de familles adoptives pour tous les animaux abandonnés, négligés ou errants mais ce n’est pas le cas présentement.
En dépit de tous nos efforts, la triste réalité demeure qu’un refuge à admission ouverte tel que la SPCA de Montréal, doit avoir recours à l’euthanasie dans certains cas. Toutefois, lorsque nous devons envisager cette option, nous pratiquons l’euthanasie en suivant des protocoles rigoureux.
En tant qu’organisme humanitaire, il est de notre devoir d’assurer que les inconforts autant physiques qu’émotionnels subis par les animaux soient réduits au stricte minimum à la fin de leur vie. Tous les animaux sont traités avec respect et dignité tout au long du processus et même lorsqu’ils ont trépassé. Des mesures sont toujours mises en place pour minimiser le stress et la peur et assurer que l’animal soit le plus confortable possible jusqu’à la fin.
Les euthanasies sont pratiquées par un vétérinaire autorisé et un technicien formé en soins animaliers qui assurent la sécurité et le confort de l’animal. Les pratiques d’euthanasie de la SPCA sont conformes au guide des meilleures pratiques pour l'euthanasie tirées des lignes directrices du HSUS, ACMV et AVMA.
6) QUE PUIS-JE FAIRE POUR CHANGER LES CHOSES?
N’OUBLIEZ PAS QUE VOUS AVEZ LE POUVOIR DE FAIRE CHANGER LES CHOSES. Ce sont vos taxes et vos impôts qui paient pour le service de contrôle animalier dans votre secteur. C’EST LE MOMENT D’AGIR.
Voici ce que vous pouvez faire :
1 : Consultez la liste des conseillers municipaux sur le site de HSI Canada pour vérifier si votre municipalité ou arrondissement travaille avec une fourrière à but lucratif et comment contacter vos conseillers municipaux.
2. Écrivez à vos conseillers municipaux et signez la pétition qui demande des changements www.hsicanada.ca/bergerblanc.
3. Assistez à la prochaine réunion de votre conseil municipal et présentez les éléments contenus dans le document « Sujets de discussion des citoyens » (voir plus bas).
4. Si vous demeurez à l’extérieur de Montréal, écrivez au maire Tremblay et au ministre de l’agriculture Pierre Corbeil, et dites-leur que vous êtes choqués par ce que vous avez vu et que vous voulez des changements. maire@ville.montreal.qc.ca, ministre.mapaq@mapaq.gouv.qc.ca
Services animaliers à Montréal – Sujets de discussion des citoyens
Phyllis Wright, une des fondatrices du mouvement pour le bien-être des animaux affirme: “Les changements opérés dans les communautés concernant le bien-être des animaux ont d’abord commencés avec deux femmes que rien ne peut arrêter".
Ce document a pour but d’expliquer aux citoyens comment exprimer, aux élus municipaux, leurs inquiétudes concernant le contrôle animalier, et ce, de façon logique, efficace et convaincante.
CONSEILS EN GÉNÉRAL:
(1) Présentez-vous tôt et enregistrez-vous aux assemblées municipales: généralement si vous désirez prendre la parole ou poser des questions durant les assemblées municipales, il faut vous présenter environ 45 minutes avant le début de l’assemblée, pour vous enregistrer et mettre votre nom sur la liste des citoyens qui désirent prendre part à la discussion. Dans certaines municipalités, vous devez vous enregistrer à l’avance pour avoir une chance de vous exprimer.
(2) Demeurez poli(e): N’utilisez pas un langage qui pourrait insulter ou offenser, dites plutôt que vous vous sentez concerné(e) ou inquièt(e) de cette situation et essayez de penser à des moyens pratiques, pour eux, de remédier à la situation.
(3) Demeurez clair(e) et concis (e): Que vous écriviez ou preniez la parole, utilisez un langage facile à comprendre et ayez un point de vue clair et facile à suivre.
(4) Utilisez des arguments logiques pour monter votre dossier: Même s’il s’agit d’un sujet émotionnel, baser vos arguments sur des faits logiques demeure le meilleur moyen de convaincre les élus municipaux.
(5) Faites-en une affaire personnelle: Dites que ce problème est important pour vous et qu’il devrait l’être pour le reste de la communauté.
(6) Rappelez-vous que les élus municipaux travaillent tous pour vous: Vos élus municipaux veulent votre vote et c’est leur travail de répondre aux inquiétudes de leurs concitoyens. Vous payez des taxes et vous avez le pouvoir de faire des changements dans votre communauté. Les services offerts par votre Municipalité sont payés à même vos taxes.
(7) Montrez que vous êtes plusieurs à vous inquiéter de la situation: présentez des pétitions, des lettres écrites par les membres de votre communauté, les plaintes basées sur des faits spécifiques ou des histoires écrites sont aussi efficaces.
(8) Présentez-vous et discutez de ce problème à votre assemblée municipale ou à votre municipalité et faites un suivi par écrit et par téléphone.
POINTS À MENTIONNER:
(1) IL Y A UN PROBLÈME DE CONTRÔLE ANIMALIER DANS NOTRE COMMUNAUTÉ :
1. Fourrières à but lucratif profitent de la surpopulation et n’existent qu’au Québec
- Les fourrières à but lucratif tirent profit de la surpopulation continuelle d’animaux puisqu’elle alimente leur modèle d’entreprise (i.e. le flot constant d’animaux qui entrent dans leur établissement leur assure une source continue de revenus).
- Le modèle du contrôle animalier « à but lucratif » s’est avéré un échec partout en Amérique du Nord (Canada, États Unis) et a été abandonné; il n’existe qu’au Québec.
2. Surpopulation : Montréal fait face à une surpopulation alarmante
i. La ville de Montréal présente une surpopulation alarmante d’animaux de compagnie (les chats en particulier) et nous devons y remédier! Au moins 50 000 animaux sont mis en fourrière chaque année, et ce seulement dans la région de Montréal.
ii. Ce nombre est scandaleux si on le compare à celui d’autres villes du Canada et des États Unis. À titre d’exemple, à Boston au Massachusetts, qui a une population 33 % plus importante que celle de Montréal, les refuges de la ville reçoivent la moitié moins d’animaux chaque année. Notre ratio est épouvantable.
iii. Comme strict minimum, nous devons au moins exiger que les établissements chargés de mettre fin à la vie des animaux en surplus ne contribuent pas à cette surpopulation.
3. Le modèle de contrôle animalier axé sur la « capture et l’élimination »
- Nous devons passer d’un modèle de « contrôle animalier dépassé » à un modèle de services animaliers centrés sur la responsabilisation des propriétaires d’animaux et sur des mesures incitatives à le devenir.
- Le reste de l’Amérique du Nord a en grande partie abandonné la vieille mentalité du contrôle animalier axé sur la « capture et l’élimination » parce qu’il ne fonctionne pas!
La surpopulation et les propriétaires irresponsables sont au cœur de la plupart des problèmes reliés au contrôle animalier et ce sont ces deux problématiques qu’il faut prendre de front et traiter en profondeur.
(1) LES SOLUTIONS REPOSENT SUR UN PLAN EN QUATRE ÉTAPES INCLUANT DES INITIATIVES PAR DES CONTRATS/RÈGLEMENTS/STÉRILISATIONS ET PAR L’ÉDUCATION
1. Contrats et services de contrôle animalier: Les services de contrôle animalier doivent avoir des normes minimales. Quand les services de contrôle animalier sont effectués par une tierce personne, ces normes doivent être incluses dans le contrat et ces contrats ne devraient jamais être attribués à des organismes à but lucratif.
2. Législation/règlement hors-court: Des permis et des amendes qui se concentrent sur la responsabilité du propriétaire, la nuisance, le bien-être de l’animal, la stérilisation, les permis d’élevage etc.
3. Stérilisation:
Au strict minimum, exiger la stérilisation de tous les animaux qui sortent des refuges et fourrières, prix des licences différentielles selon que l’animal est stérilisé ou non, programmes de stérilisation subventionnées par les villes pour les personnes à faible revenus (Calgary/Regina/Toronto/Vancouver), réglementation incitant ou imposant la stérilisation.
Les études montrent que les programmes de stérilisation subventionnés par les villes ou les États permettent de réduire le nombre d’animaux mis en fourrière, de réduire les taux d’euthanasie et résultent en une gestion plus économique et éthique de l’argent des contribuables à long terme.
4. Éducation : Éduquer la population sur la responsabilité d’avoir un animal, sur la surpopulation exponentielle et sur les avantages de la stérilisation (i.e. bulletins d’information par les villes, campagnes médiatiques, etc).
(2) LA MUNICIPAITÉ DE VERDUN EST UN TRÈS BEL EXEMPLE D’UNE MUNICIPALITÉ QUI A REPENSÉ LA FAÇON DONT ELLE GÈRE LES SERVICES ANIMALIERS
1. Verdun est devenue proactive et progressive dans la façon dont elle gère les services animaliers.
• Elle est la seule municipalité à Montréal qui prenne vraiment les mesures nécessaires pour réduire la surpopulation, encourage l’adoption responsable d’un animal et travaille de façon proactive avec ses citoyens pour améliorer la communauté pour les gens comme pour les animaux. Verdun a révisé son contrat de service animalier et travaille maintenant en partenariat avec la SPCA.
• Verdun est en plein processus afin d’implanter un règlement qui exige que chaque citoyen agisse de manière responsable avec leur animal, incluant: la stérilisation obligatoire pour tout animal vendu, adopté ou donné, un nombre limité d’animaux non-stérilisés par foyer, des licences différentielles pour les animaux non-stérilisés, l’interdiction aux propriétaires de chats non-stérilisés de les laisser sortir dehors et une charte indiquant les bons comportements à observer en tant que propriétaires d’animaux responsables .
• Verdun prend des initiatives au niveau de la stérilisation afin de contrer la surpopulation incluant un programme, fondé par la ville, qui s’occupe de la saisie/stérilisation/libération/maintenance des chats errants.
• Verdun participe à l’éducation des citoyens en organisant des sessions publiques d’éducation, distributions au porte-à-porte de pamphlets incluant les informations à propos de projets de réglementation et de la responsabilité des propriétaires d’animaux.
(3) VOUS VOULEZ VOIR DANS CHANGEMENTS DANS VOTRE COMMUNAUTÉ
1. Demandez que votre municipalité crée un comité afin d’étudier le problème ;
2. Informez-vous sur les sujets suivants :
• le budget alloué pour le contrôle animalier ;
• quels services la ville reçoit pour le financement qu’il fournit aux contractuels pour le contrôle animalier;
• comment la ville compte gérer les problèmes rapportés par la communauté.

Mijo a écrit:Est-ce que quelqu'un sais à quel métro il faut débarquer? SVP


Echo (Psittacus erithacus timneh)
Akilles (Psittacula krameri)
Frieda (Psittacula alexandri)
Lise Durocher a écrit:A moins d'imprévus j'y serai également, avec mon ti-chien Merlin.
S.V.P. me dire à quelle heure?

Lise Durocher a écrit: Une chose est certaine, c'est que quand j'aurai a faire euthanasier mon chien où mon chat, ce sera chez un vétérinaire et j'assisterai jusqu'a la toute fin.


Retourner vers Autres sujets que les perroquets
Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 2 invités