par myrgag » Jeu Mar 03, 2011 4:36 pm
L'euthanasie, un sujet on ne peut plus délicat en effet. J'espère que j'y aurai accès si jamais j'en ai besoin. Je regarde ma mère qui aura bientôt 96 ans, qui attend, que dis-je, qui appelle la mort, même si elle n'a pas le cancer ou une autre maladie terminale (à part la vie!), car sa qualité de vie n'est plus ce qu'elle était, elle dort la moitié du jour, fait de l'insomnie la nuit, elle a du mal à se déplacer, son corps lui fait mal et la trahit sans cesse, elle porte des couches et la bouffe est atroce au CHSLD! Dommage, car à cet âge, manger est le seul plaisir qui reste. J'espère ne jamais me rendre jusque là et être capable de reconnaître le moment opportun, avant de ne plus être en mesure de passer à l'acte... car en fin de compte, s'il y a besoin d'euthanasie (mort offerte par autrui) c'est que le patient n'est plus capable de prendre les choses en main lui-même.
Alors voici mon anecdote à moi : tout fier de lui, mon défunt chat adoré m'a rapporté (autrefois) un oisillon en plumes mais sûrement pas autonome, probablement volé du nid. Je n'ai pas chicané mon chat, qui croyait bien faire, mais je ne pouvais pas remettre l'oisillon dans son nid, ne sachant pas où il était. J'ai donc dû le tuer sinon il serait mort dans les 24 h, même si j'avais tenté de le nourrir (c'est assez rare qu'on réussisse à les rescaper et à l'époque je n'avais aucune connaissance du sujet). J'ai rempli une chaudière d'eau pour y plonger la main. Je peux vous dire que les larmes se bousculaient derrière mes paupières et que je regardais mon chat de travers tandis que je sentais la vie s'échapper de ce pauvre petit oiseau, mais au moins ça s'est passé vite... Une mauvaise journée et un mauvais souvenir...
Par ailleurs, il y a quelques années, j'ai croisé un pigeon fort mal en point sur un trottoir du Plateau. J'étais avec un ami que j'ai prié de finir le volatile, ce qu'il fit avec une grosse pierre. Personnellement, je ne m'en sentais pas capable... mais je ne pouvais pas laisser le pigeon agoniser comme ça. Mon ami n'a pas apprécié l'expérience, même s'il comprenait qu'elle était nécessaire.
Sinon, j'ai fait euthanasier plusieurs de mes chats malades, rendus au bout du rouleau, parfois après des années de soins attentifs et de consultation vétérinaire. Deux de mes chats sont morts dans mes bras, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps ces jours-là. Je les ai enterrés ou fait incinérér... c'était la moindre des choses à faire compte tenu des heureuses années passées avec eux et de leur indéfectible amitié.
Rien n'est plus difficile que de dire adieu. Il m'arrive d'avoir des idées noires et de penser au départ éventuel de mes perroquets chéris, au point parfois d'en perdre le sommeil.
Myriam
Papi/Babou (insés ♂, 11/8 ans)
Philomène (calo ♀, 10 ans)
Chester (youyou ♂, 13 ans)
Friponneau (toui cath ♂ 6 mois)
Tjuk (Bourke ♂, 12 ans)