Sujets intéressants;
Ici, on fait des câlins, des petits bisous, des jeux. On les a habitués à se laisser toucher, que ce soit avec les mains ou avec une serviette, à se laisser tourner sur le dos, etc.
Pour la serviette, c'est un jeu pour eux, très utile surtout lorsque vient le temps de l'examen annuel chez le vet. Toutefois, c'est certain qu'il faut y aller avec modération avec les caresses. Nous en donnons de façon régulière mais toujours de courtes périodes. Comme nous avons 4 oiseaux, ça répartit aussi le temps disponible. Et à 4, ils s'en font aussi entre eux du lissage de plumes. Je n'ai pas le temps de retrouver la source (sérieuse), mais il me semble d'avoir lu que les contacts avec nos plumeaux étaient nécessaires vu que les perroquets sont grégaires et que dans leur habitat naturel, les contacts entre eux sont fréquents. Les priver, c'est comme les mettre à l'écart. Il faut donc ne pas hésiter, tout en faisant preuve de modération.
L'épaule, pour nous c'est un must. Tous les oiseaux doivent être habitués à aller sur l'épaule, ça fait partie de leur "entraînement de base". C'est nécessaire pour les promenades à l'extérieur, avec ou sans les chiens, et pour se rendre aux séances de vol avec harnais. Si vous avez peur et hésitez, c'est dommage, c'est tout. Vous vous privez d'une forme d'interaction stimulante avec votre ou vos oiseaux. Bien sûr, ça prend de la confiance, mais c'est d'abord de la confiance en soi. Si la confiance en vous est présente, les oiseaux vont le détecter et se sentir eux-mêmes en confiance. Dans leur habitat naturel, l'instinct de proie de nos petits plumeaux fait qu'ils détectent facilement (pour ne pas dire instantanément) les menaces dans leur environnement ou encore les stress et les inquiétudes au sein de leur groupe, si vous voyez ce que cela signifie au sein de leur groupe humain.
Pour l'épaule, c'est certain que j'ai quelques anecdotes là-dessus.
Voici une situation réelle: imaginez par exemple l'entraînement d'un bébé ara de 8 - 10 mois à l'extérieur. Tout content d'être sur mon épaule, il a vite fait de commencer à me lisser les cheveux et à me triturer l'oreille. Bon, c'est quand même un bec d'une puissance de 1 500 livres au pouce carré qui joue avec mon oreille. C'est certain que si je panique, repousse l'oiseau, ou montre quoi que ce soit de "tendu" comme réaction, comment ce descendant du tyrannosaure va-t-il se comporter? C'est moi qui risque de lui apprendre la peur, et à mes dépends, en plus. Donc, "un grand respire" comme on dit en bon québécois.
Comment j'ai "réglé ça"? Par le calme d'abord et par la commande "Doux, doux" qu'ils ont justement appris pendant leurs séances régulières de câlins et, lors des sorties suivantes, avec la commande "touche pas". L'oiseau veut me caresser les oreilles et me lisser les cheveux. Il ne faut pas le punir, il faut canaliser ce comportement d'une façon positive. Mais je ne suis pas un entraîneur. Je fais juste raconter ce que j'ai grand plaisir à faire avec mes plumeaux. C'est sensiblement la même chose avec les gris, quoiqu'eux aimaient bien au début tâter les montures de lunette. Les oiseaux n'ont jamais montré d'agressivité sur mon épaule ou sur celle de mon épouse, malgré les tests qu'ils ont pu effectuer sur nous. Ils sont biens et se sentent en sécurité. Mais si vous n'avez pas eu ou avez peu de contacts physiques avec vos oiseaux, donnez-vous un peu de temps et commencez par développer une meilleure connection avec vos monstres avant de les faire accéder à votre épaule.
Mais à la fin, il faut que je mentionne qu'il s'agit de jeune oiseaux. La plus âgée est Janis, qui aura bientôt 5 ans. C'est plus simple avec de jeunes oiseaux, ça c'est certain. Nous n'avons jamais vécu de crise hormonale quelconque. Si jamais ça survient, les choses pourraient ne pas être aussi simples, mais on verra.
