par Chimère » Mar Sep 13, 2011 3:33 pm
Alors, je vous apporte de mes nouvelles.
Premièrement, merci beaucoup pour le site "le bon coin" je dois admettre que j'y ai trouvé une véritable mine d'or.
Je vais donc vous livrer ici mes deux expériences que j'ai eu avec des éleveurs. J'ai souhaité rencontrer les oiseaux avant de prendre ma décision, j'ai donc demandé humblement aux personnes si je pouvais visiter leur élevage, leur poser des question. J'ai eu que deux réponses favorable, bien entendu, je me suis empressée de prendre ma vieille voiture et d'aller à leur rencontre.
La première a été un couple de retraités qui vivaient paisiblement à Annecy, une ville chaude, touristique et riche. Ils m'avaient envoyer le message d'invitation tout de suite, il était court, mais enjoué !
Connaissant assez bien la ville et mon rendez-vous étant dans l'après midi, je propose à mon copain d'en profiter pour manger dans un bon restaurant. Hé oui, au fin fond de la campagne, c'est pas tous les jours qu'on peut déguster des sushis.
Nous arrivons enfin chez les éleveur, je suis très excitée et surtout vraiment intimidée par leur belle et grande maison. Ils nous invitent chaleureusement à boire un verre et je voit immédiatement les petites calopsittes, cinq, dans une toute petite cage. On m'explique que c'est pour qu'elle puisse prendre l'air. La femme, assez amusée, s'empresse de me demander mon préféré, plonge la main dans la cage et l'attrape de manière assez brutale (en même temps, elle s'y connait certainement mieux que moi). Elle me l'amène, bien tenue dans ses mains et je peux caresser vaguement une aile avant qu'elle n'aille remettre l'oiseau dans sa toute petite maison.
Ils m'informent que c'est une femelle, cependant, à peine le dos tourné, le petit se met à chanter et à piailler, su même coup, je doute.
La femme me montre également ses autres volières : un couple de gris, un amazone, plein de perruches ondulées et me donne une minuscule cage en me disant que je la prendrais pour la calopsitte.
Je lui réponds un peu maladroitement que je désirais juste voir avant d'acheter mais elle insiste avant de nous dire "bon, comme vous voulez, cependant, il vous faudra nous verser un acompte".
L'homme, plus calme et moins entreprenant nous propose de nous raccompagner à la voiture. Il répond à mes questions et nous nous quittons sur un au revoir plutôt chaleureux et prometteur
Mais plus le temps passe, plus je prend du recul, et plus j'ai des doutes.
Entre temps, une autre personne m'avait répondu mais avec bien plus de résistance. Elle voulait savoir quels étaient mes expériences, quelle est la cage que je prévoyais, quels étaient mes motivations ... Je sais ce que ça fait de devoir vendre un animal donc je répond à ses questions avec sincérité, après quoi, elle dit que c'est une excellente idée que je vienne voir ses petits, sur le point d'être sevré, pour voir l'éventuelle future propriétaire.
Amusant, ce n'était pas moi qui allait choisir ma calopsitte, mais sa maman adoptive qui allait me jugée, apte ou pas, de l'adoption lors de cette visite. Cette idée était curieusement séduisante pour moi et mon inexpérience.
Lorsque nous sommes arrivés, la personne était paniquée : son oiseau venait d'avoir un accident de courant d'air, ça avait l'air assez grave pour que son esprit soit complètement accaparé.
Peu après, le calme revient et la femme nous fait assoir et revient avec un petit panier recouvert d'un torchon. Elle le retire et je vois trois calospittes vraiment toutes jeunes réclamer leur nourriture. Elle me les présente (elle leur avait déjà donné un petit surnom) et l'une d'entre elle se calme pour venir vers moi. Elle me montre comment l'inciter à monter sur mon doigt et il s’exécute. Je le caresse encore et encore jusqu'à ce que la femme me propose ce que j’espérais ... "Vous voulez essayer de lui donner à manger ?". Mille fois oui !
Elle me montre patiemment avec une pipette comment ça se passe. Elle m’apprend que le petit sait déjà voler et que son sevrage ne devrait plus tarder.
Nous parlons donc pendant de longues heures. Moi, je n'ai d'yeux que pour ce petit perché fièrement sur mon doigt qui me regarde avec un air complice. Même mon homme est sous le charme. Il essaye de retirer ma bague, puis s'attaque à la sienne, monte sur mon avant bras, bat des ailes ... La femme est étonnée qu'il ne s'envole pas et qu'il reste docilement sur moi. Elle conclue qu'il s'est passé quelque chose entre nous, et semble rassurée. N'y tenant plus, je prend la réservation du petit. Pas d'histoire d'argent, pas d'acompte à verser. Elle m'a même donné une plume dans le cas où je voudrais le sexer (que j'ai fais le soir même, vous vous en douter).
Depuis, j'attends le jour où je pourrais venir le chercher avec une impatience non contenue.
Et plus le temps passe, moins je doute.
Elle s'est excusée de l'accueil et m'assure aujourd'hui que l'oiseau victime de l'accident juste avant notre arrivée va bien.
La prochaine fois, elle m'a promis de bien faire visiter tout son élevage.
Tout cela pour dire, mes chers amis, ne vous précipitez jamais. Personnellement, les deux éleveurs que j'ai vu sont assez loin de chez moi, cela représente des kilomètres de route et d'essence. Mais c'est vraiment dérisoire quand on a trouvé le bon. Je le sais aujourd'hui.