par Becca » Mar Aoû 25, 2015 4:08 am
Si je me souviens bien, il qualifiait le picage de trouble obsessionnel compulsif.
Ce qui me gêne un peu, c'est que ce taux de réussite important, on ignore si c'est avec une prise continue du traitement (il parlait de diminution progressive des doses en cas d'amélioration, et d'augmentation en cas de récidive, mais je n'ai pas l'impression qu'il parlait d'arrêt complet du traitement ?) De fait, à la fin du documentaire, on voyait que les perroquets du centre de réhabilitation déclarés "guéris" prenaient encore le traitement.
Et il y a des effets secondaires, puisqu'il parle de somnolence des perroquets pendant une période après la prise du médoc, qui tend à diminuer quand on ajuste la dose, mais demeure quand même. On peut s'interroger sur les effets à long terme sur l'organisme...
Bref, on passe d'un état où le perrok se shoote lui-même en s'arrachant des plumes (par libération de je ne sais plus quelle substance chimique du cerveau) à un état où on le shoote avec un médoc... Donc le problème d'anxiété n'est plus visible (plus de plumes arrachées ni d'automutilation), mais au fond, il n'est pas réglé : ses effets sont simplement chimiquement régulés. Pour moi, c'est davantage une béquille chimique qu'une guérison...
Ce que j'ai trouvé intéressant dans les hypothèses sur les origines du picage, c'est qu'il établissait une différence entre les perroks qui vivent en larges groupes et pour lesquels l'EAM est un obstacle à certaines étapes du développement (apprentissage de la vie en groupe, de l'identité de groupe), comme les gris, les cacatoès... , et les autres perroquets (même s'il avait rencontré quelques exceptions individuelles). Jusqu'à présent, j'avais plutôt vu des hypothèses mettant en jeu la durée au cours de laquelle les jeunes perroks restent auprès de leurs parents ou en groupes de jeunes supervisés par un adulte.
Bon, après, j'ai regardé ce documentaire en faisant du repassage et je ne suis pas bilingue, donc j'ai peut-être loupé des choses... J'avais d'ailleurs compris que le changement de famille/domicile du perroquet pouvait suspendre temporairement un comportement de picage, mais qu'il revenait au bout d'un moment, dès que le perrok se sentait de nouveau à l'aise dans sa nouvelle famille, puisque que c'était devenu un automatisme/une routine dans la gestion de l'anxiété (?)