De la Royal Society
Les perroquets gris d’Afrique sont capables de raisonnement là où les singes et les chiens en sont incapables.
Une recherche suggère que les gris d’Afrique peuvent faire des liens de cause à effet à partir de signaux sonores seulement, une compétence dont ni singe ni chien sont capables.
Christian Schloegl et son équipe de l'Université de Vienne, ont laissé six perroquets choisir entre deux contenants, l'un contenant une noix, l’autre rien. Les deux récipients ont été secoués, l'un provoquant un bruit de cliquetis et l'autre pas. Les perroquets ont préféré le récipient qui faisait du bruit, et cela même quand le vide a été secoué aussi.
Quand les perroquets ont entendu un enregistrement du cliquetis produit par la noix, mais que le conteneur n'a pas été secoué, ils ne l'ont pas choisi. Ceci suggère que les gris comprennent le lien de causalité entre la noix, le secouage et le bruit, ce qui n’est maîtrisé que par les grands singes, mais pas par les singes ou les chiens.
Plus important encore, l'absence de bruit lors du secouage du récipient vide font que les perroquets déduisent que le contenant ne contient pas de noix. Cette conclusion, à partir d’un seul contenant secoué, suggère que les perroquets font une déduction en deux étapes. Tout d'abord, la présence et l'absence de bruit doit être reliée respectivement à la présence ou l'absence de la récompense. Ces informations doivent ensuite être utilisées pour en déduire que l'absence de bruit dans un contenant suppose la présence de la récompense dans l'autre récipient.
Alors, comment les perroquets se comparent-ils à d'autres animaux? Dans cette tâche, seuls les enfants de trois ans et les grands singes étaient instantanément capables de conclure que l'absence de bruit signifiait que la récompense se trouvait dans l’autre contenant. Les chiens, les singes et les babouins sont incapables de faire cette déduction.
Étonnamment, la performance des oiseaux était influencée par le secouage lui-même: ils ont réussi avec des contenants secoués horizontalement, mais pas avec un secouage vertical ressemblant au mouvement vertical de la tête propre aux perroquets (head bobbing). Ainsi, les perroquets gris semblent posséder des capacités de raisonnement semblables aux grands singes, mais leur recours à ces capacités est influencé par de bas niveaux d'interférences.
Pour le texte anglais.
http://royalsociety.org/news/parrots-reasoning-dogs/









les gris sont tellement merveilleux




Joffrey et Théo, couple d'ondulées (EPP).
Zia, femelle Pionus senilis (EAM)
