Oui, c'est vrai.
J'ai constaté avec mon D300 (un appareil semi-professionnel) et mon D800E (un appareil proùù0, que des fonctions ne sont pas disponibles.
Bien sûr, on peut dire que l'on ne peut généraliser à partir d'un seul fabricant, mais j'ai déjà trouvé un article sur le sujet.
Je vais tenter de retrouver un article en cherchant dans Google.
En attendant, il y a un autre exemple.
Les appareils que l'on dit "d'entrée de gamme" ou pour débutant, par exemple le Nikon 3100 ont plusieurs "Preset" des préréglages que l'utilisateur peut choisir. L'utilisateur n'a qu'à choisir son préréglage et le tour est joué. Les menus de ces appareils est assez simple puisque l'utilisateur a finalement peu de choix et peu de paramètres à décider. Il n'y a pas de préréglage dans les appareils professionnels. Les appareils d'entrée de gamme peuvent avoir plusieurs préréglages et certains gadgets qui sont absents sur les appareils professionnels, mais leur capacité est limité.
Les acheteurs d'appareils professionnels n'utilisent pas de préréglages et il n'y en a pas sur leur boîtier.
L'utilisateur d'un appareil professionnel va vouloir choisir le mode: priorité à l'ouverture (mode A, pour Aperture) ou à la vitesse (mode S pour Speed), ou manuel (mode M) ou encore, le mode P lequel, dans Nikon, laisse l'appareil choisir une combinaison d'ouverture et de vitesse. Même s'il ne s'agit pas d'un préréglage, c'est rare que les utilisateurs avancés vont utiliser le mode P car il ne laisse pas à l'utilisateur suffisamment de possibilités de décider des paramètres de prise de vue. Ensuite, l'utilisateur va choisir la sensibilité ISO et ensuite la balance des blancs parmi les choix suivants: ensoleillé, ombre, nuageux, éclairage incandescent, éclairage néon (ou tungstène, je ne sais plus) ou flash.
Ensuite on choisit le type de fichier entre les choix suivants: raw, tiff, fine (Jpeg), normal (Jpeg) et basic (jpeg), ou une combinaison de raw et jpeg car les appareils professionnels ont deux lecteurs de carte. Il va sans dire que les amateurs et les pro qui ont le temps choisissent le format raw qui est le fichier vraiment original qui ne subit aucune modification. L'utilisateur peut facilement retravailler ce format de fichier par la suite à cause de la profondeur de "bit" qui est des milliers de fois plus importante que dans un fichier Jpeg. Par contre les photographes de presse ou sportif vont souvent se limiter au jpeg car ils n'ont pas le temps de "développer" leurs photos par la suite. C'est là que la qualité et la sophistification du processeur d'image devient déterminante. Si tu vois les dénomination EXPEED (pour Nikon) et DIGIC (pour Canon), ces noms, souvent avec un numéro de version, désignent le processeur d'image. Par exemple dans Nikon, les critiques mentionnent que le EXPEED 3 est tout un engin dont dispose le boîtier pour traiter les images. Les photographes pressés et qui n'ont pas le choix, vont la plupart du temps utiliser le format Jpeg, sachant qu'à 6 ou 8 photos par seconde, en rafale, ils n'auront qu'à choisir la meilleure pour la transmettre par Wi-Fi à la salle de presse.
Mais cette façon de faire ne donnera jamais des résultats que la même photo prise dans le format Raw et que l'on se donne la peine de retravailler par la suite. C'est l'équivalent du développement de la pellicule et du tirage des photos au temps des appareils "argentiques". Les utilisateurs avancés et les pro prenaient le temps de développer leur propres photos. Ils le font encore aujourd'hui.
Pour revenir aux fonctionnalités des appareils, le fait que les appareils semi-pro et les appareils pro ont moins de "gadget" ne veut pas dire que le menu d'un appareil pro est plus simple, loin de là. Comme l'utilisateur peut choisir et décider par lui-même, les menus des appareils professionnels sont très élaborés et bien des utilisateurs s'y perdent. Ça vaut la peine de mettre du temps pour bien comprendre l'architecture et la hiérarchie des menus d'un appareil professionnel.
