EAM, MAN ou EPP?

Problèmes de santé, de comportement, signes de faiblesse. Posez vos questions, ou proposez vos trucs maison.

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Messagepar Mijo » Mer Oct 27, 2010 10:25 pm

Quand on parle d'espèce en voie de disparition ça ce fait avec des oiseaux à l'état sauvage et non dans une cage, dans un sanctuaire et ils sont ensuite micro pucé pour pouvoir recenser la population et relâché en nature ça n'a rien à voir avec l'élevage eam.

Pour l'Europe c'est très récent la loi qui empêche l'achat d'oiseaux prélevés en nature pas plus de 5 ans.Ça fait à peine 10 ans qu'ils font du EAM donc les couples ne sont pas de 2e ou 3e génération mais tout au plus de 2e génération de epp, seule les petites espèces peuvent être eam et reproduire.

Je suis la première a dire que les EPP vivent beaucoup mieux dans nos maisons, mais le EPP avec lequel nous partageons notre quotidien a été prélevé en nature et ce n'est plus légale depuis bien longtemps au Québec de plus les méthodes utiliser était plus que cruelles. Il faut aussi être réaliste faire reproduire des oiseaux epp et ensuite apprivoiser par les futurs maîtres ce sera une nouvelle vague d'abandon. La solution est de laisser les oiseaux aux parents jusqu'à ce qu'ils sortent du nid, l'éleveur termine le sevrage et apprivoise l'oiseau.
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Messagepar Boréale » Mer Oct 27, 2010 10:53 pm

Est-ce possible de faire reproduire deux oiseaux EAM ou MAN déjà bien sociabilisés à l'humain ?

Si c'est le cas (et là, j'en ai aucune idée), pourquoi ne pourraient-ils pas avoir une progéniture EPP en milieu familial.

1. Ça pourrait permettre aux humains de faire de la sélection artificielle des oiseaux les plus sociables (plutôt que de reproduire les plus grincheux), un peu comme on l'a fait avec les chiens et les chats;

2. La progéniture serait possiblement un genre d'EPP en milieu familial...autrement dit, c'est les parents oiseaux bien sociabilisés qui montreraient à leurs bébés comment bien intéragir avec les humains.

Je brainstorme....
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Messagepar Mijo » Mer Oct 27, 2010 10:58 pm

Le problème qu'on veut éviter en laissant les oiseaux aux parents c'est l'imprégnation avec cette méthode ce serait le même problème... Comme les parents sont souvent imprégnés et humanisés ils ne savent pas comment faire leur boulot de parents et c'est l'éleveur qui doit prendre la relève...
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Messagepar Fernand » Jeu Oct 28, 2010 5:30 am

Boréale a écrit:Est-ce possible de faire reproduire deux oiseaux EAM ou MAN déjà bien sociabilisés à l'humain ?

Si c'est le cas (et là, j'en ai aucune idée), pourquoi ne pourraient-ils pas avoir une progéniture EPP en milieu familial.

1. Ça pourrait permettre aux humains de faire de la sélection artificielle des oiseaux les plus sociables (plutôt que de reproduire les plus grincheux), un peu comme on l'a fait avec les chiens et les chats;

2. La progéniture serait possiblement un genre d'EPP en milieu familial...autrement dit, c'est les parents oiseaux bien sociabilisés qui montreraient à leurs bébés comment bien intéragir avec les humains.

Je brainstorme....


Boréale, je suis persuadé qu'on va en venir à ça un jour. Et qu'on va pouvoir les stériliser. On va sûrement aussi être capable par une méthode quelconque de les rendre muets pour éviter les bruits "dérangeants :? .
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Messagepar Fernand » Jeu Oct 28, 2010 5:46 am

PP a écrit:Fernand,

Selon ce que tu avances, la méthode EAM semble encore une fois n’être bénéfique qu’aux besoins des humains, puisque sous prétexte que l’on manque d’espace suffisant dans une cage pour contenir les parents et sa progéniture, il est préférable de faire de l’EAM plutôt que de l’EPP. Ce ne serait donc pas une problématique venant de l’oiseau mais bien encore un problème logistique auquel est confronté l’éleveur. Il y a pourtant des élevages ou les oiseaux sont en volière et donc ce genre d’argumentation devient aussi caduque si l’environnement dans lequel est élevé le perroquet est plus adapté à la reproduction et donc plus propice à l’épanouissement, et des oisillons, et de leurs parents.


Si tu relis mon texte ( pour une fois que j'arrive à en écrire un aussi long que toi :wink: ), tu liras que l'EAM se fait pour plaire à une clientèle qui veut un oiseau sociabilisé tout de suite. Cette méthode n'est pas apparue du jour au lendemain mais a été longuement mise au point. Si elle est largement répandue aujourd'hui, il doit bien y avoir là des bénefices, non? Le reste découle de nos discussions. Je trouve dommage que mes propos soient interprétés en fonction de ta compréhension venant seulement de tes nombreuses lectures. En 10 ans, j'ai aussi beaucoup lu mais j'ai aussi expérimenté.

Les 3 méthodes de sevrages existent et la conclusion que j'en ai est que chacune est aussi valable que l'autre (sauf le MAN que je ne pratiquerai jamais). Mais ça, c'est mon opinion. Je te conseille aussi peut-être d'aller voir les sites où les oiseaux ont de grande volières. Souvent, on y pratique l'incubation artificielle...
Dernière édition par Fernand le Jeu Oct 28, 2010 5:46 am, édité 1 fois.
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Messagepar Jack-Do » Jeu Oct 28, 2010 5:46 am

Mijo a écrit:Pour l'Europe c'est très récent la loi qui empêche l'achat d'oiseaux prélevés en nature pas plus de 5 ans.Ça fait à peine 10 ans qu'ils font du EAM donc les couples ne sont pas de 2e ou 3e génération mais tout au plus de 2e génération de epp, seule les petites espèces peuvent être eam et reproduire.


Mijo, je suppose que tu parles d'une manière générale? Tu as raison: c'est vrai que ces dernières années, on a accès beaucoup plus facilement qu'avant à de jeunes oiseaux eam, dans de nombreuses espèces, ici. Mais on en trouvait avant (la mienne a 18 ans), même si ça faisait figure d'exception à l'époque. C'était carrément rare, mais on trouvait au moins 2 espèces d'amazones (aestiva et oratrix), des gris et des cacatoès à huppe jaune, tous eam. C'est même ça qui m'a décidé à adopter un perroquet, à ce moment. Pas le fait qu'il soit eam, mais le fait que j'avais ainsi la garantie qu'il n'était pas prélevé en nature, mais né en élevage (local). Pour ce qui était des oiseaux non-eam, aucune garantie n'était possible et il était notoire que certains perroquets soi-disant élevés en captivité étaient issus du traffic et prélevés en nature. :evil:
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Messagepar Béa » Jeu Oct 28, 2010 6:16 am

En gros si on veut de la repro = EPP
En animal de compagnie tout en respectant vie, sociabilité, caractère de chaque oiseau = EAM
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Messagepar jovan » Jeu Oct 28, 2010 6:28 am

Non Béa,en gros si on veux un animal de compagnie pour SE faire plaisir,on prend un EAM.

Si on veut un animal tout en respectant vraiment ce qu'il est,on laisse la nature faire...et les parents s'occuper de leur enfants...comme ça se fait depuis le début des temps..toute race confondue.
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Messagepar Peekaboo » Jeu Oct 28, 2010 7:37 am

jovan a écrit:Non Béa,en gros si on veux un animal de compagnie pour SE faire plaisir,on prend un EAM.

Si on veut un animal tout en respectant vraiment ce qu'il est,on laisse la nature faire...et les parents s'occuper de leur enfants...comme ça se fait depuis le début des temps..toute race confondue.


Qu'il soit EAM ou EPP, on prend un animal de compagnie pour SE faire plaisir. Vous voulez vraiment respecter la nature de l'oiseau ? Ne laissez pas faire la nature. Laissez-le en nature. Pourquoi avez-vous des perroquets si ce n'est pour vous faire plaisir ? De plus, voulez-vous bien m'expliquer l'avantage de laisser un oiseau apprendre de ses parents et de ses congénère comment intergagir avec d'autres oiseaux de son espèce si c'est pour vivre avec des humains ??? À quoi bon apprendre le langage de son espèce s'il est tout seul pour le parler ??? Si vous voulez des EPP, au moins prenez-en deux de la même espèce et laissez-les vivre leur vie. Bonne chance pour trouver deux Cape...

Pour ce qui est de la capacité des EAM à se reproduire, j'en connais qui ont fait d'excellents parents, et ce dès leur première couvée. 5 beaux bébés bien gras ! J'en connais un autre qui, bien que totalement imprégné à l'humain pendant 7 ans, préfère maintenant la compagnie de sa femelle. Je crois que, malgré l'imprégnation, une bonne part d'instinct demeure et peut s'exprimer si on lui en donne l'occasion.
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Messagepar Béa » Jeu Oct 28, 2010 7:50 am

Il en faut pour tous les goûts EAM, EPP, MAN :wink:
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Messagepar jovan » Jeu Oct 28, 2010 7:57 am

Tu a tout a fait raison Peekaboo,dans un monde idéal,les oiseaux devrais être dans leur habitat naturel et c'est exactement ce que je pense,mais si on commencais par respecter leur nature dans nos maisons,ce serait déja un grand pas,et pour ce qui est d'un oiseau seul,j'aie toujours été contre,je crois que les oiseaux ne devrais jamais être seul de leur espèce.
Ce n'est pas demain que des lois vont être mise en place pour empêcher la vente d'animaux exotique..mais en attendant ces lois,ce n'est pas sous prétexte que les oiseaux sont de toute facon dans nos maisons,que nous devons pousser plus loin ces aberrations.
Pour ce qui est des couples EAM,j'aie élevé des cockatiels,et oui ces oiseaux même EAM,font de très bon parents,chez les petites espèces peut-être parce qu'ils sont sortis plus tard du nid et que la maturité est plus vite,la reproduction est facile,je ne sais pas qu'elle espèces tu as mais j'imagine que c'est une petite espèce.
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Messagepar Johanne Vaillancourt » Jeu Oct 28, 2010 9:46 am

Dans ses expériences d'élevage croisé, Immelman (éthologue spécialisé oiseaux) a fait élever des mâles diamants mandarins par des dominos à queue longue (Lorenz, 1978). Ces mâles préfèrent ensuite les dominos à queue longue. A. Brosset (1970) a constaté de même que les tourterelles élevées par des parents d'une espèce différente, s'orientent vers l'espèce adoptive. Les deux auteurs constatent que ces oiseaux sous certaines conditions peuvent, cependant, s'orienter vers leur propre espèce ensuite.


Étude de cas : un oiseau unique est élevé et éventuellement maintenu en dépendance par une espèce adoptive

La combinaison de l'absence de fratrie, l'isolement, et du maintien en dépendance (tels les oiseaux de fauconnerie), conduit, l'oiseau, dans ce cas précis, à ignorer son espèce, voire la considérer comme totalement étrangère et l'agresser, et s'orienter vers l'espèce adoptive tant du point de vue social que sexuel. Les expériences de Immelman vont dans le même sens. Elles montrent que lorsque qu'un diamant mandarin, seul, est élevé par une espèce adoptive, il oriente ensuite sa sexualité surtout vers celle-ci plutôt que vers la sienne propre.


Étude de cas : des oiseaux sont élevés en fratrie par une espèce adoptive

Une présence et une attention constantes peuvent conduire les oiseaux élevés en fratrie à s'orienter sexuellement indifféremment vers l'espèce adoptive ou vers ses compagnons d'élevage.
C'est ainsi que les oiseaux élevés en fratrie par un imprégnateur, pour la réalisation du film de Jacques Perrin " Le peuple migrateur ", tels les pélicans blancs, copulent aussi bien avec l'imprégnateur qu'avec les compagnons de sa fratrie (Yvan Gilbert, Com. Pers.).
De même Guiton et Bateson convergent pour souligner que les individus d'une fratrie élevés par une espèce adoptive partage leurs choix sexuels envers les deux espèces plus fréquemment que le sujet qui n'a pu percevoir que des partenaires d'espèce adoptive.

Source : http://www.ornithomedia.com/pratique/de ... rt40_1.htm



Problèmes liés à la familiarisation et à l’imprégnation


Une attention particulière mérite d'être portée sur le fait de ne jamais relâcher
individu "imprégné".


Ce terme, utilisé actuellement de manière abusive pour désigner tout animal familier avec l’homme, définit en réalité les animaux ayant fait leur empreinte sur l’homme.

Ces individus ont alors de fortes chances de ne pas interagir correctement avec leur espèce, particulièrement au niveau de la reproduction, et risquent d’occuper un site favorable au détriment d’un couple de reproducteurs (Hall, 2005).

La prise en charge des juvéniles poses ainsi un réel cas de conscience. En effet, à la quasiabsence de données sur les chances de survie après relâcher d'animaux ayant bénéficié d'un élevage artificiel, s’ajoute la difficulté d'évaluer les conséquences de celui-ci sur le développement comportemental de l’animal pouvant avoir des effets négatifs à court, moyen et long terme sur les futures relations intraspécifiques de l’individu.

Pour mieux appréhender les conséquences de l'acte d'élevage sur le comportement à long terme de l’animal, il est nécessaire de se reporter aux notions d’imprégnation et de familiarisation à l’homme, deux notions utilisées couramment mais de façon fréquemment confuse ou impropre.

D’après McFarland (2001), «le processus d’apprentissage, par lequel l’attachement à la mère se développe normalement, s’appelle l’imprégnation. L’imprégnation est un processus d’apprentissage qui se passe à un stade particulier du développement et qui affecte ensuite le comportement avec les parents, les pairs et les partenaires sexuels ».

Cela va donc bien au-delà de la familiarisation qui n'enlève pas à l'individu la conscience d'appartenir à son espèce.
De nombreux exemples illustrent les propos de McFarland. Ainsi, il a été démontré que les
Pinsons à couronne blanche (Zonotrichia leucophrys) ne développent un chant adulte normal que s’ils ont été exposés au chant des adultes entre 10 et 90 jours.
Des expériences d’élevage interspécifique avec des parents adoptifs (canard et oie, pigeon et tourterelle, hirondelle de fenêtre et hirondelle rustique, etc.) montrent que, dans ce cas, les jeunes préféreront choisir comme partenaires sexuels des animaux de la même espèce que les parents adoptifs, au détriment de leur espèce propre.
Un contact bref avec des parents adoptifs tôt dans la vie exerce une influence plus forte et plus durable que des contacts sociaux de longue durée pendant la vie adulte.

Malheureusement, ce phénomène peut survenir quand le parent adoptif est l’homme. Cela a été décrit dans plus de 25 espèces d'oiseaux pour lesquelles les individus élevés à la main ont fait leur empreinte sexuelle sur l’homme. Une illustration éloquente des conséquences d’un élevage à la main depuis l’éclosion se manifeste dans certaines pratiques d’insémination artificielle dans l’élevage d’oiseaux de fauconnerie : celle-ci peut en effet être facilitée par la coopération avec le manipulateur de reproducteurs imprégnés à l'homme. Les préférences sexuelles fondées sur l’empreinte durent souvent des années.

L’ensemble des conséquences de l’empreinte sur la vie de l’animal, ainsi que la ou les périodes sensibles pendant lesquelles l’imprégnation se fait sont encore mal connues. Par exemple, l’imprégnation sexuelle des canards colverts commence vers la 4ème semaine et dure environ un mois alors qu’elle semble se situer aux environs de la 5ème et 6ème semaine chez les poussins et dès les premières semaines chez la caille.

Une hypothèse pour les espèces nidifuges est que l’imprégnation sexuelle coïnciderait avec la mise en place du plumage adulte.
Il semblerait que les influences de l’environnement sur le développement comportemental revêtent plus d’importance immédiatement après la naissance, mais pourraient s’exercer à tous les stades du développement. Une chose semble néanmoins certaine : ce que l’animal apprend pendant ces périodes l’affecte vraisemblablement pour le reste de sa vie.

Un autre élément à prendre en compte est la présence d’une fratrie. En effet, il semblerait que les poussins élevés en groupe s’imprègnent les uns sur les autres. Elever un groupe de jeunes serait donc vivement conseillé plutôt que d'élever un jeune isolé. En outre, il y aurait différentes périodes d’imprégnation, et l’imprégnation filiale serait plus précoce que l’imprégnation sexuelle.

La conséquence est que lorsqu’un jeune animal est ramassé, on peut penser qu’il a eu le temps de s’imprégner sur ses parents et que, même si l’élevage le rend familier, il retrouvera un « instinct » sauvage. En réalité, dans ce cas de figure, l’oiseau peut à la fin de son élevage se montrer plus distant avec l’homme, donnant l’impression qu’il est redevenu sauvage, mais s’il a passé la période d’imprégnation sexuelle en captivité, il n’est pas sûr qu’il puisse se reproduire dans la nature ; il est donc susceptible d’occuper un site favorable au détriment d’un couple reproducteur.
C'est donc en toute connaissance de cause qu'il faut prendre la décision d’élever un jeune : d'un point de vue éthique, il faut savoir y renoncer si l'on n'est pas certain de relâcher des individus au comportement strictement conforme à leur espèce. Sans compter que, d'un point de vue simplement pratique, ce type d’élevage mobilise beaucoup de main d'œuvre et qu'il serait dommage que ce soit en pure perte.

Par : Caroline Combet


Imprinting is a term that describes how animals decide ‘who they are’. It is a critical behavioral process in a growing animal and occurs during a period in which the young establish the concept of “parent” and “self”. Taking place early in life, it is an irreversible process. The period varies between species; ducklings imprint when 13-16 hours old while large birds of prey imprint between 2 and 5 weeks of age.

Under normal circumstances, imprinting establishes a strong bond between the young and their parents. Under less ideal circumstances, imprinting causes a young animal to recognize itself as human when raised inappropriately. Once that damage has been done, the likelihood of being able to release such an animal back to the wild is low.

Audubon Society
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Messagepar PP » Jeu Oct 28, 2010 10:06 am

Si tu relis mon texte ( pour une fois que j'arrive à en écrire un aussi long que toi )
Je ressens dans ta phrase une petite pointe d’ironie, à moins que comme tu le dis j’interprète d’une façon erronée tes messages, j’espère alors me tromper. Par contre, si c’est le cas, je ne suis pas ici pour faire des joutes verbales, mais bien pour échanger nos avis dans le cadre d’un débat fondé sur la bonne entente et le respect d’autrui. Je ne crois pas t’avoir jamais manqué de respect Fernand dans aucune circonstance, et je pensais que nos conversations et rencontres antérieures nous auraient épargné ce genre d’ironie plus ou moins déguisée. Je te sais tout autant passionné que moi par les poicephalus et les capes. Finalement, nous voulons d’une manière, sans aucun doute, différente du bien à ces oiseaux.


tu liras que l'EAM se fait pour plaire à une clientèle qui veut un oiseau sociabilisé tout de suite. Cette méthode n'est pas apparue du jour au lendemain mais a été longuement mise au point. Si elle est largement répandue aujourd'hui, il doit bien y avoir là des bénefices, non? Le reste découle de nos discussions. Je trouve dommage que mes propos soient interprétés en fonction de ta compréhension venant seulement de tes nombreuses lectures. En 10 ans, j'ai aussi beaucoup lu mais j'ai aussi expérimenté

Tu me reproches de mal interpréter tes propos alors que je ne faisais qu’argumenter sur mon avis sur la question, encore une fois, je suis désolée de voir à quel point la communication écrite peut mal passer parfois.

Tu parles de bénéfices, mais je ne vois encore là que des bénéfices pour les humains avant que ce n’en soient pour les perroquets. Il est vrai que tu as expérimenté l’élevage, ce que je ne fais pas et que tu as des connaissances à transmettre en ce sens et peut-être que si tu nous relatais un peu plus ton vécu en la matière, tu pourrais enrichir le débat. Pour ma part, il est certain que je ne peux que me documenter et l’information est faite pour cela, je ne vois pas ce qu’il y a de mal en cela. C’est grâce à cette démarche que j’en suis venue à la conclusion que la méthode EAM a été conçue uniquement pour répondre à une demande mercantile pour favoriser la clientèle (tu sembles d’accord avec cela). Il est triste de constater encore une fois, que les besoins de l’animal passent en seconde position. Ne serait-il pas mieux de revoir cette approche et plutôt privilégier des lois qui protégeraient les perroquets de compagnie? Des lois et des mises en garde sur ce qu’est un perroquet, que si l’on en désire un, il faut respecter son espèce et tenter de s’adapter à lui plutôt que de le forcer à s’adapter à nous. Si des informations plus rigoureuses étaient véhiculées, des lois qui empêcheraient les abus, peut-être que l’on découragerait plus les propriétaires de perroquets insouciants et on augmenterait le nombre de propriétaires respectueux, avertis et responsables. Si l’on ne se contentait plus d’inonder le marché de perroquets devant plus être forgés à notre propre image et que les perroquets de compagnie soient respectés dans leur nature, on endiguerait peut-être les séries d’abandon. C’est sûr que le marché souffrirait de cette approche mais encore une fois, on en revient à des considérations essentiellement monétaires.


As-tu déjà fait de l’EPP et si oui, qu’en as-tu retiré comme enseignement?

Pour le MAN, je suis d’accord avec toi, c’est une intrusion dans l’intimité du couple et des oisillons et ce n’est pas une méthode que je trouve respectueuse.

Il est certain qu’avoir des volières dans les élevages n’est pas gage de bonnes pratiques pour autant, mais là encore je parlais de l’épanouissement de l’oiseau, s’il peut se mouvoir plus à son aise, celui-ci sera moins stressé et, par conséquent, mieux dans ses plumes. Je vois encore une fois pour le bien-être de ceux-ci et non pour prôner un élevage ou un autre. Je ne suis pas entrain de partir en guerre contre l’élevage, ce qui me préoccupe avant tout c’est d’encourager des pratiques d’élevage et de vente de perroquets plus respectueux envers eux. Que des lois soient pensées pour pour endiguer les abus et les maltraitances et incitent au respect des oiseaux de compagnie.
Dernière édition par PP le Jeu Oct 28, 2010 10:13 am, édité 1 fois.
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Messagepar Johanne Vaillancourt » Jeu Oct 28, 2010 10:12 am

African Grey Parrots, in their natural habitat, are extremely social birds who spend a great amount of their juvenile lives learning from their parents. These learned behavior patterns include flock politics, mate choosing, foraging, how to identify their predators, and even simple habits, such as how to preen correctly. Add this to the parrot's instinctive genetic patterning and you have wild animals with tremendous capacities for adapting to different environments, as evidenced by the many wonderful wild-caught companion Greys in captivity today.

IMPRINTING
Now, imagine what happens when the same species is taken from its parents at a very young, impressionable age and hand-fed by humans. Since Grey parrots are so intelligent, they quickly imprint on humans. The Merriam-Webster Dictionary defines imprint as an indelible distinguishing effect or influence . Instead of imprinting on their parents and learning the natural ways of wild parrots and their flocks, hand-fed Greys learn that food comes from a spoon and is often the same food their human handlers eat. They learn that mutual preening comes from a human's hand, rather than another parrot's beak. They learn that family pets, such as dogs and cats, are to be chased and tormented, rather than avoided as predators. They see their humans as their friends and fellow flock members, because after all, those are the ones who gave these baby birds their meals and warmth.
Unfortunately, this utopia of bird to human relationship has one flawed edge. Our African Greys are still very much wild animals. They are only one or two generations from the wild, and one or two generations is NOWHERE near enough time to erase centuries of genetic patterning, often called instinct . Instinct is the species' way to insure its future existence. For instance, parrots are prey animals. They are eaten by predators who are the parrots' natural enemies. Because they are prey animals, they have physical attributes that allow them to escape--such as wings and loud voices to warn flock members. They also have instinctive signals that alert them to possible dangers--for example, violent aggression toward parrots usually indicates a predator.
While we can change their learned behaviors through imprinting, we cannot do anything toward changing instinctive responses and behavior patterning in these parrots that are so many generations away from being domesticated. Domestic animals, such as dogs, have had many of their genetic behavior traits bred right out of them, leaving them all the more susceptible toward complete imprinting on their human caretakers.

INSTINCTIVE RESPONSES
When a parrot cannot cope with an event, it falls back on its instinctive responses. Had other Greys raised it, it would have learned all about predators, making it easy to know what to fear and what not to fear. If a human is physically abusive to a parrot, the parrot's instincts will immediately alert it that humans are now predators and it will react accordingly. If a parrot is removed from its human flock to another room, its instincts may tell it that it's been abandoned. In the wild, abandonment means becoming some predator's lunch. The hand-fed parrot doesn't know why, but it feels insecure when its cage is placed away from the flock, so it either screams or pulls its feathers.
Sometimes a Grey's owner may take a trip, leaving the juvenile parrot with another family member or a professional bird sitter. When the owner comes back, her once normally feathered bird has pulled out many feathers and, in its nervous insecurity, the parrot continues to pluck from that day on.
If the flock leaves a wild Grey when it's at an age where it hasn't learned enough to provide for itself, the wild Grey has just received a death sentence. Instinctively, a young (less than a year old) bird will do anything it can to stay with its flock. Accordingly, if we leave our carefully nurtured birds when they are that young without first acclimatizing them to the new surroundings, we take the risk of undermining their trust in us that we won't someday leave them again, helpless and unable to fend for themselves. For that reason, I always recommend that people take the time, before taking their long awaited vacations, to let their young Greys get used to the people and surroundings of their temporary homes. Take your Grey to the bird sitter's a few times before you leave on an extended trip. Let it spend time with the new people while you are also present. Then leave it overnight several times before the longer trip. It's an extra effort that may well keep you from coming back to a featherless parrot.
People are unlike an African Grey's natural predators. There are no rules written for us. Even wild birds have not been taught by their parents that humans eat them, although that does occasionally happen in Africa. Therefore, we can be either a friend or a dangerous predator. OUR JOB AS HUMAN COMPANIONS IS TO BE AWARE OF WHAT HAPPENINGS CAN TURN US INTO BEING PERCEIVED AS PREDATORS BY TRIGGERING INSTINCTIVE RESPONSES IN OUR PARROTS' MINDS.

PHOBIAS
Excellent examples are the many phobic birds that have experienced great pain at a human's hands, while their owners were watching. There are veterinarians who advocate pulling primary feathers to help damaged feather follicle growth. I don't agree with this practice due to the intense pain and discomfort caused to the parrot--so much pain that the bird often regards anyone associated with that pain to be a much feared predator, including the human owner watching nearby. I have done numerous consultations with people whose Greys are completely phobic around them, but they behave normally with other people. These birds don't know how their humans caused them so much pain; however, their genetic patterning as prey animals tells them that the humans who did it (plucked their feathers) are threats to their lives and must be feared. And through guilt by association, their human owners must also be feared.
Phobic parrots are the most heart rendering to deal with because their owners love them dearly, and much of the time, they have no idea why their parrots won't respond to their love. Believe me, it is much easier to prevent phobic behavior that to deal with it after it happens.
We can prevent many of the instinct-driven insecurities that plague our hand-fed parrots by simply being aware of the animals that they are. Parrots are prey animals by nature. That means they react to danger with a flight response . In other words, they won't stick around to confront their enemies. Try to anticipate what may frighten your Grey. Sometimes it's as simple as a new toy or piece of furniture. Let the bird become familiar with the object from a distance over a few days period before placing it in or near the cage. If you are doing home renovation work, such as installing overhead track lighting or anything with a lot of loud pounding, move the parrot to another location. In the wild, predators often come from above, so track lighting installation, with the parrot's cage under the overhead commotion, is a sure way to frighten a bird into thinking you and the overhead lights are dangerous predators.

BE IN YOUR PARROT'S SHOES
Put yourself in the parrot's position as a prey animal that still relies heavily on wild, instinctive responses. If something appears that it would frighten you in that situation, it will most likely frighten your parrot. Don't make sudden, quick had motions around your Grey, especially its head. Predators come from out of nowhere with lightening fast movements to kill the prey. Your bird is genetically programmed to fear sudden, fast movements.
We often pride ourselves on being able to raise our companion parrots to become, in our own minds, little humans . They love us, talk like us and eat our food; however, they are very different beings than we are. And since they are in our care, it is our responsibility to understand them, and not to try to force them to understand and become human-like.

Jane Hallander

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Dernière édition par Johanne Vaillancourt le Jeu Oct 28, 2010 1:38 pm, édité 1 fois.
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Messagepar Jack-Do » Jeu Oct 28, 2010 10:32 am

Johanne Vaillancourt a écrit:deux longs textes particulièrements intéressants :D


Merci beaucoup Johanne!! :pouce: :bravo:


A la lumière de ces infos, je voudrais reposer les questions posées plus haut (oui, je suis parfois têtu :wink: ): comment ça se passe, une fois que l'élevage à la main est commencé?
Les bébés sont-ils isolés? Un par un, ou toute la nichée ensemble, ou avec des petits d'autres nichées qui ont plus ou moins le même âge? Ont-il encore un contact ne fusse que visuel avec leurs parents ou d'autres adultes? Sont-ils séparés par espèce, ou pas particulièrement? Est-ce que tous les éleveurs procèdent de la même façon à cet égard?

Merci d'avance! :D
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