Je suis l’heureux propriétaire d’une amazone à ailes oranges (A. Amazonica) depuis 15 ans.
Je m’appelle Christophe et J’habite Tournai, en Belgique, près de la frontière française.
Pour nos amis du forum, je passe pas mal de temps en France et je rêve de retourner un jour au Québec.
Si vous le voulez bien, en guise de présentation, j’aimerais vous faire partager l’histoire de mon coco, et de mes erreurs.
Erreurs et mauvais départ :
Depuis toujours, j’ai voulu connaître cette relation forte que les humains peuvent avoir avec les perroquets. J’ai acheté quelques livres pour me documenter, histoire de faire le bon choix. Je ne me souviens pas qu’il y avait ce formidable outil qu’on appelle internet. Du moins, cela n’existait pas encore par chez moi.
Jeune et stupide, j’ai acheté mon coco dans une animalerie. Là aussi, les possibilités pour acheter un perroquet dans ma région sont très limitées. Je voulais une amazone car j’avais appris dans mes lectures que les amazones se laissent plus facilement apprivoiser. Je privilégiais le contact au détriment de l’aptitude à la parole.
Je l’ai installée dans la plus grande cage que j’ai pu trouver dans le commerce (Elle fait 2 m de haut sur 1,20 m de côté) dans le souci qu’elle ne manque de rien. En même temps, je peux y mettre plein d’augets, de perchoirs, de jouets, et une baignoire.
Mon amazone (elle s’appelle Sumba) était très sauvage, impossible à approcher. Elle essayait souvent de me mordre lorsque je mettais mes mains dans sa cage pour renouveler son eau ou lui donner à manger. Je me suis dit que cela viendrait avec le temps et la patience. Comme dans le Petit Prince de St Exupéry, je me suis approché de plus en plus, petit à petit, mais sans grand résultat.
Apprivoisement difficile :
Le temps a passé, et après plusieurs années, je suis enfin parvenu à lui donner une arachide à la main ou au bout de mes lèvres (Une arachide est sa friandise favorite). Jusqu’à il y a une semaine, il n’y a pas eu d’autres améliorations.
Chaque fois que j’essayais de la caresser, elle essayait de me mordre en poussant un cri de mécontentement. En même temps, j’ai développé une frousse bleue de son bec et d’une morsure possible. Cela étant dit, elle n’est jamais arrivée à me mordre car j’ai toujours été plus rapide pour enlever ma main.
Il est clair qu’elle a peur des mains, bien plus que du visage. Il est clair aussi que j’ai peur de son bec.
Parallèlement, elle a commencé à se piquer les plumes des ailes, de la queue, et occasionnellement du torse.
Elle a des fruits ou légumes tous les jours en plus de ses graines. Je m’occupe d’elle comme je peux. Par exemple, plutôt que de lui donner un bâton à déchiqueter seule de son côté, je le tiens en main pour créer un contact. Mais ça ne va pas plus loin.
Elle reçoit des douches.
Au début, elle volait dans la maison. Mais depuis qu’elle fait du picage, elle est incapable de voler et sa cage est ouverte en permanence. Elle ne la quitte jamais.
Situation stationnaire pendant 15 ans :
J’ai pitié pour mon coco. Je l’aime tellement et suis triste de le voir malheureux.
Même si notre relation n’est pas ce qu’elle devrait être, je fais mon possible pour améliorer son quotidien.
Je pense qu’il s’agit d’un oiseau capturé. Je ne l’ai pas payé très cher (12000 FB à l’époque) et il n’était pas capable de décortiquer une cacahuète. Il était assez maladroit.
Le fait qu’il a peur des mains me conforte dans cette idée.
Malgré tout, après 15 ans, il manifeste un certain contentement lorsqu’il nous voit moi ou mon épouse. Il chante lorsque je rentre du travail ou lorsque je me lève le matin.
Le miracle est arrivé il y a une semaine :
Il faisait chaud et avions décidé de passer notre après-midi à bouquiner au jardin. Nous avions pris Sumba avec nous et, pour ce faire, avions traversé la maison avec sa grande cage jusqu’au jardin. Nous l’avions placé juste à côté de nos sièges, comme d’habitude.
J’ai quitté le jardin une heure et mon épouse m’a appelé en me disant qu’un miracle était arrivé. Elle m’a expliqué qu’elle avait essayé de toucher la queue de Sumba (comme elle fait toujours) et que cette fois il ne s’était pas retourné vers elle pour mordre. Elle a donc insisté et est parvenue à lui caresser la nuque.
Je ne la croyais pas jusqu’à ce que je lui caresse la nuque moi-même. C’était presque irréel. Nous n’y croyions plus depuis longtemps.
A partir du lendemain, Sumba n’a plus voulu se faire caresser par mon épouse. Moi, je le caresse tous les jours et il en redemande. Il adore ça !
C’est super. Je suis heureux de pouvoir caresser mon coco. Je l’aime tant.
Je suis impatient de pouvoir le prendre sur moi et de jouer avec lui.
Conclusion :
Grâce à internet, je me suis rendu compte que j’avais fait beaucoup d’erreurs. J’ai acheté un oiseau capturé auprès d’un vendeur peu scrupuleux qui me disait qu’il était apprivoisé
Même dans mes livres, pourtant écrits par des éleveurs et des vétérinaires reconnus, il y a des erreurs lourdes de conséquences. Eux aussi vous poussent à acheter un animal non sevré.
Votre forum vaut tous les livres du commerce. J’aime le sérieux de vos conseils. Grâce à vous, je suis enfin parvenu à faire germer des graines.
Je tiens à vous le dire : merci !











et continue dans cette voie 