Les différentes maladies

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MALADIE DU BEC ET DES PLUMES DES PSITTACIDÉS

Messagepar marie-maude » Jeu Fév 22, 2007 10:22 am

MALADIE DU BEC ET DES PLUMES DES PSITTACIDÉS


Quelle est la cause de cette maladie ?

La maladie du bec et des plumes des psittacidés est causée par un virus nommé circovirus.

Quels oiseaux sont susceptibles ?

Tous les psittacidés sont susceptibles et il semble que les oiseaux natifs de l’Ancien Monde (Australie, Asie, Afrique) soient davantage susceptibles. Généralement, cette maladie affecte les oiseaux de moins de 3 ans. Par contre, des oiseaux sont demeurés d’apparence normale jusque dans la vingtaine pour ensuite être diagnostiqué avec la maladie.

Comment le virus est-il transmis ?

Les oiseaux s’infectent en inhalant ou ingérant le virus présent dans les selles, les sécrétions du jabot et la poudre de plumes des oiseaux infectés. Les femelles infectées peuvent transmettre le virus à leurs œufs. Les oiseaux peuvent aussi s’infecter s’ils entrent en contact avec des surfaces contaminées par le virus.

Quelle est la période d’incubation ?

La période d’incubation la plus courte rapportée est de 21 à 25 jours selon l’espèce, mais l’incubation de la maladie peut être supérieure à un an.

De quoi a l’air un oiseau infecté par le circovirus ?

Oiseaux nouveau-nés :
Les oisillons peuvent développer une septicémie (bactérie dans le sang) accompagnée d’une pneumonie, une inflammation de l’intestin et une perte de poids conduisant à une mort très rapide. Ces signes sont plus souvent vus chez les cacatoès et les gris d’Afrique. Les oisillons meurent avant que des plumes anormales apparaissent.

Juvéniles durant leur première mus après le remplacement du duvet de naissance :
Ces oiseaux vont généralement présenter de l’abattement plus ou moins long, puis les plumes en développement se cassent et plient, présentent des hémorragies et tombent de fa^con précoce. Le manque de poudre sur les plumes peut être un signe avant-coureur, mais cela est difficile à juger car les jeunes en ont moins et se toilette moins que les adultes. Les anomalies au niveau des plumes sont souvent très subtiles chez les cacatoès à huppe jaune et les inséparables. Souvent, seulement quelques plumes sont anormales.

Oiseaux de 6 mois à 3 ans :

Ces oiseaux développent progressivement des plumes anormales à chaque fois qu’ils muent. Les plumes de duvet et de contour sont généralement affectées en premier, car leur mue est moins saisonnière. Un des premiers signes noté peut ¸être le manque de poudre sur le plumage et sur le bec. Les plumes des ailes sont généralement les dernières affectées. Les
plumes peuvent conserver leur enveloppe, ¸être difformes et tordues, contenir des hémorragies, être cassées ou présenter des constrictions circulaires. Elles peuvent aussi être
de couleur anormale. Certains oiseaux peuvent développer des becs anormaux. Les problèmes au niveau du bec peuvent survenir à n’importe quel stade de la maladie, mais surviennent plus souvent lorsque la maladie est avancée.

Adultes :

La majorité des adultes infectés développe une infection transitoire. Le virus peut être détecté dans leur sang au départ, puis ils développent des anticorps contre le virus et l’élimine. Ces oiseaux ne présentent pas de signes cliniques.

Comment peut-on diagnostiquer la maladie du bec et des plumes ?

La maladie du bec et plumes des psittacidés ne peut pas être diagnostiquée seulement en examinant les plumes des oiseaux, car plusieurs autres conditions (ex : polyomavirus, médicaments, etc.) peuvent causer des signes similaires. Aussi, certains oiseaux ont le virus dans leur sans avoir de plumes anormales.
1) Test d’ADN : Ce test est la meilleure façon de confirmer ou infirmer qu’un oiseau est infecté par le circovirus. Ce test peut être utilisé sur une plume anormale ou le sang d’un oiseau infecté de façon active. Le test sur le sang est aussi fort utile pour identifier un oiseau infecté qui n’a pas de plumes anormales.
Interprétation :
Un test positif chez un oiseau qui à des plumes anormales suggère que l’oiseau est infecté parle virus. Un test positif chez un oiseau qui possède un plumage normal suggère que l’oiseau est infecté de façon latente ou vient juste d’être infecté et n’a pas encore développé de plumes anormales. Ces oiseaux devraient être testés à nouveau dans 90 jours. Un test négatif indique que le virus n’a pas été détecté dans l’échantillon soumis. Des oiseaux avec une infection très sévère peuvent être négatifs parce que le test d’ADN ne fonctionne pas bien.

2) Histopathologie (étude microscopique des tissus) : Cette technique peut être utilisée chez les oiseaux qui ont des plumes anormales et testent négatif avec le test d’ADN. Une plume anormale peut être utilisée pour identifier les lésions causées par le virus dans les cellules.

Mon oiseau peut-il survivre au circovirus ?

Oui, certains oiseaux ont vécu 10-15 ans sans aucune plume sur le corps. Par contre, la plupart des oiseaux qui développent des plumes anormales meurent 6 mois à 1 an après l’apparition des signes cliniques. Toutefois, des perruches, des loris et des inséparables suspectés d’être infectés par le circovirus ont regagné un plumage normal sur une période de 2 à 12 mois. Ce phénomène a aussi été observé chez des aras macao et un pionus, chez qui l’élimination du virus a été confirmée.

Que faire si un oiseau est positif pour le circovirus dans son sang ?

Si l’oiseau a des plumes normales :
1) Isoler cet oiseau. Il ne devrait pas avoir de contact avec d’autres oiseaux jusqu’à ce qu’il soit testé à nouveau.
2) Désinfecter. Le virus dans les selles et la poudre des plumes est très résistant dans l’environnement.
L’eau de Javel est efficace pour tuer le virus. Le test d’ADN peut aussi être utilisé pour vérifier si le virus est présent dans l’environnement et pour s’assurer que la désinfection a été efficace.

3) Tester à nouveau l’oiseau dans 90 jours. Si l’oiseau est toujours positif, il peut être porteur asymptomatique pourrait développer des plumes anormales dans le futur. Il serait préférable de garder cet oiseau isolé en permanence. Si l’oiseau est négatif, cela veut dire qu’il a éliminé le virus.

Si l’oiseau a des plumes anormales :
1) Isoler cet oiseau immédiatement. Il ne devrait plus jamais avoir de contact avec d’autres oiseaux. Ces oiseaux peuvent vivre une longue vie s’ils sont maintenus dans un environnement avec un minimum de stress.
2) Désinfecter.

Attention : Il est très important de se rappeler que les oiseaux infectés relâchent une énorme quantité de virus dans la poussière de leurs plumes que ceux-ci peuvent facilement être transportés ailleurs en voyageant sur vos vêtement s et dans vos cheveux. Vous devriez donc employer les précautions nécessaires si vous devez aller à un endroit où il y a d’autres oiseaux (animaleries, expositions, volières, etc.)

Y a-t-il un traitement pour cette maladie ?

Non, malheureusement. On peut favoriser la survie de l’oiseau en le mettant dans un environnement avec stress minimal, et en lui donnant des traitements de support, incluant par exemple des fluides pour prévenir la déshydratation et des antibiotiques pour contrôler les infections secondaires.

Peut-on prévenir cette infection ?

Oui, absolument. Cette maladie pourrait être éliminée complètement de la population d’oiseaux maintenus en captivité en s’assurant que seuls les oiseaux avec une test d’ADN négatif soient introduits dans un groupe d’oiseaux. Il est recommandé de tester tous les oiseaux susceptibles aux virus pour déterminer s’ils sont porteurs du circovirus. Ceci est particulièrement important pour les oiseaux reproducteurs, les oiseaux vendus aux animaleries et les oiseaux présentés au vétérinaire pour un examen suite à l’achat.
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MALADIE DE PACHECO

Messagepar marie-maude » Jeu Fév 22, 2007 10:24 am

MALADIE DE PACHECO


QUELLE EST LA CAUSE DE CETTE MALADIE ?

La maladie de Pacheco est causée par un virus de type herpèsvirus. Présentement, aux Etats-Unis, 4 différents herpèsvirus affectant les perroquets ont été identifiés. Le om de cette maladie est attribuable à M. Pacheco qui, en 1929, a rapporté la première épidémie chez les perroquets d’un parc zoologique au Brésil.

QUELS SONT LES OISEAUX SUSCEPTIBLES ?

Tous les perroquets sont susceptibles, plus particulièrement les espèces qui viennent du Nouveau Monde (Amérique Centrale est Amérique du Sud).

COMMENT CE VIRUS EST-IL TRANSMIS ?

Les oiseaux s’infectent en ingérant ou inhalant le virus excrété dans les selles, les sécrétions orales et respiratoires des oiseaux infectés. Dans certains cas d’épidémies, la source de l’infection peut être un oiseau récemment acquis, ou encore un oiseau résident exposé au virus à l’extérieur de l’établissement (i.e. exposition d’oiseaux, pension) qui y revient. Par contre, lors d’autres épidémies, il n’y a aucune nouvelle introduction ou exposition à d’autres oiseaux. En tant qu’humain, nous pouvons aussi véhiculeur le virus sur nous, si nous avons été en contact direct ou indirect avec un oiseau
infecté.

QUELLE EST LA PÉRIODE D’INCUBATION ?

La période d’incubation varie de 3-14 jours avec les souches virulentes (<agressives>) du virus.

DE QUI A L’AIR UN OISEAU AVEC LA MALADIE DE PACHECO ?

La présentation de la maladie dépend de la souche virale impliquée. Il existe des souches virulentes et des souches moins virulentes. Ces virus s’attaquent principalement au foie, mais aussi à la rate, aux reins et autres organes.

Infection avec une souche virulente :
L’oiseau est parfaitement normal, puis soudainement « tombe raide mort ». Parfois, une courte période (quelques heures) d’abattement et d’anorexie peut précéder la mort. Durant cette période, l’oiseau peut aussi boire plus et uriner plus, avoir des urates jaunes verts, des écoulements nasaux et oculaires, ainsi que présenter des signes nerveux (tremblements, incoordination, convulsions). Les aras vont souvent démontrer des signes de maladie avant de mourir.

Infection avec une souche moins virulente :

Les oiseaux infectés par une souche moins virulente peuvent présenter de la diarrhée, boire plus et avoir des problèmes respiratoires (écoulements nasaux et oculaires, éternuements) pendant plusieurs jours, puis récupérer. Cette présentation est très commune chez les conures mitrés et conures à œil blanc. Un oiseau peut aussi perte infecté sans avoir de signes cliniques. C’est souvent le cas des conures de Patagonie et des conures Nanday.

J’AI UN OISEAU QUI EST MORT DE LA MALADIE DE Pacheco. Combien d’autres oiseaux vont mourir ?

Les infections avec les herpèsvirus sont très variables. Dans certains cas, un seul oiseau sera perdu. Dans d’autres situations par contre, un couple ou même la presque totalité des oiseaux peuvent décéder. Le niveau d’hygiène, l’espace entre les cages, les espèces impliquées, l’état de santé des oiseaux, leur niveau de stress et la souche du virus déterminent le nombre de mortalités. Règle générale, les oiseaux qui meurent en premier sont ceux dans les cages adjacentes à l’oiseau qui excrète le virus. Ensuite, l’épidémie suit l’ordre dans lequel les oiseaux sont nourris.

QU’ARRIVE-T-IL AUX OISEAUX QUI SURVIVENT À L’INFECTION ?

Tous les oiseaux qui survivent à l’infection doivent être considérés comme des porteurs asymptomatiques et sont considérés résistants à la maladie. Les conures de Patagonie et les conures Nanday ont souvent été incriminés comme étant porteurs asymptomatiques, mais tout oiseau qui survie à l’infection peut l’être ! En période de stress, ces oiseaux peuvent excréter le virus, ce qui peut représenter une menace pour les oiseaux qui côtoient n’ayant jamais été exposés à ce virus.

COMMENT PEUT-ON DIAGNOSTIQUER CETTE MALADIE ?

Les oiseaux infectés par une souche virulente de herpèsvirus meurent souvent avant que quoi que ce soit puisse être fait pour eux. Les oiseaux en contact avec ceux morts de l’infection peuvent être traités avec un médicament antiviral, appelé acyclovir. Si ce médicament est administré avant que les oiseaux développent des signes cliniques, il contribue à réduire la sévérité de la maladie et le taux de mortalité.

COMMENT PEUT-ON CONTRÔLER UNE ÉPIDÉMIE ?

1) Hygiène : C’est ce qui est le plus important ! Il est essentiel d’avoir de bonnes pratiques d’élevage. La plupart des oiseaux s’infectent en ingérant des selles contaminées, donc l’hygiène est très importante. Nettoyer et ensuite désinfecter rigoureusement. Les herpèsvirus sont susceptibles à la plupart des désinfectants

2) Isolation : Isoler tout oiseau suspecté d’être infecté par le virus, c’est-à-dire tout oiseau qui a été en contact avec un cas confirmé de maladie de Pacheco.

3) Vaccin : Un vaccin existe, mais il a des effets secondaires (réactions au niveau du site de vaccination). Il est recommandé de l’utiliser seulement dans les cas d’épidémie, où les effets secondaires du vaccin sont beaucoup moins importants que les mortalités causées par le virus. Le vaccin diminue la sévérité des signes cliniques et le degré d’excrétion du virus. Selon le fabricant, il protège pendant 7 mois. Il est à noté que ce vaccin n’est pas 100% efficace, car différents herpèsvirus peuvent causer la maladie de Pacheco. Donc, la souche de virus impliqué dans l’épidémie peut ne pas être présente dans le vaccin.
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Polyomavirus

Messagepar marie-maude » Jeu Fév 22, 2007 10:24 am

Polyomavirus

Quels oiseaux sont les plus à risque ?

La maladie se manifeste principalement chez les nouveau-nés de 2-4 semaines. En fait, toutes les espèces de perroquets et les oiseaux de tout âge sont susceptibles.

Quelle est la période d’incubation ?

Chez les perruches, la période d’incubation est très courte, soit 10-15 jours. Chez les psittacidés autres que les perruches, la période d’incubation est soupçonnée de varier entre 2-14 jours. Les oiseaux commencent à passer le virus dans leurs fientes 2-7 jours après avoir été infectés.

De quoi a l’air un oiseau infecté par le polyomavirus ?

Perruches :
Chez les perruches, l’infection avec le polyomavirus est aussi connue sous le nom de « la maladie du sevrage chez les perruches ». 30-100% des oiseaux de moins de 15 jours meurent soudainement. Les autres peuvent développer des zones d’hémorragie sous la peau et au niveau de leurs plumes, un abdomen distendu et neurologiques (tremblement, incoordination). Les oisillons infectés après l’âge de 15 jours, et ceux de moins de 15 jours qui survivent, peuvent développer un plumage anormal (impossible à distinguer de la maladie du bec et plumes des psittacidés) : plumes de contour sur la tête qui ne s’ouvrent pas, pas de duvet sur le ventre et sur le dos, plumes
difformes au niveau des ailes et de la queue. Les survivants développent un plumage normal à leur prochaine mue (contrairement aux oiseaux infectés par le virus de la maladie du bec et des plumes des psittacidés).

Autres psittacidés :
Les oiseaux de 14-15- jours nourris à la main sont les plus susceptibles. Les aras, les conures, les éclectus et les perruches à collier sont les plus à risque. Les infections asymptomatiques sont très communes. Toutefois, les oisillons peuvent mourir subitement ou décéder après 12-48 heures d’abattement, de vidange retardé du jabot, de régurgitation, de diarrhée et d’hémorragies sous la peau et au niveau des follicules des plumes. Les éclectus présentent souvent du sang dans leur urine Les adultes infectés peuvent avoir des signes neurologiques, surtout les cacatoès. Contrairement aux perruches, les anomalies au niveau des plumes sont rares chez les autres perroquets.

Passériformes :
La maladie n’est pas aussi commune chez les passériformes, mais des mortalités soudaines peuvent se produire chez les oisillons et les jeunes adultes. Les oisillons sevrés peuvent développer des plumes anormales et de longs becs tubulaires.

Comment le polyomavirus est-il transmis ?
Les oiseaux s’infectent en inhalant ou ingérant le virus excrété dans les fientes, les sécrétions du jabot, la poudre de plumes ou les sécrétions respiratoires des oiseaux infectés. Comme les psittacidés autres que les perruches ne développen
pas le polyomavirus. Cela veut tout simplement dire que le virus n’était pas excrété au moment du test.

2) Test qui détecte les anticorps contre le virus (sérologie)
Un taux d’anticorps qui augmente de façon significative en 2 semaines confirme l’infection. Un seul test négatif ne veut pas sire que votre oiseau n’est pas infecté. Il peut avoir été infecté il y a très longtemps et son taux d’anticorps est devenu inexistant ou il peut ne pas avoir encore développé des anticorps (très rare chez les psittacidés autres que les perruches). Un seul test positif signifie que votre oiseau a été infecté par le virus dans le passé. La présence d’anticorps n’est pas utile pour déterminer si votre oiseau excrète le virus et peut être une source d’infection pour d’autres oiseaux.

Quoi faire si un ou des psittacidés sont positifs pour le polyomavirus ?
1) Isoler le ou les oiseaux positifs. Un test positifs n’est pas une raison d’euthanasier l’oiseau ! Tester à nouveau cet oiseau dans 90 jours. Il a peut être une infection transitoire. S’il est toujours positif, cet oiseau ne devrait pas avoir de contact avec des oiseaux non vaccinés.
2) Isoler et considérer fortement vacciner les oiseaux exposés à l’oiseau positif en prenant soin de ne pas véhiculer le virus.
3) Laver et désinfecter. Le polyomavirus est un virus stable et très résistant dans l’environnement. Il n’est pas inactivé par la chlorhexidine (Hibitane) et partiellement inactivé par les désinfectants à base d’iode ou ammonium quaternaires. L’eau de javel, les désinfectants à base de phénol, d’éthanol ou contenant des dioxides de chlore stabilité (Oxyfresh) sont efficaces pour tuer le virus.

Comment prévenir ou contrôler le polyomavirus chez les perroquets ?

Vaccin :
Un vaccin inactivé est disponible par la compagnie « Biomune ». Ce vaccin doit être donné 2 fois à 2-3 semaines d’intervalle. L’oiseau vacciné est considéré protégé seulement 2 semaines après sa seconde vaccination. La première dose peut être donné aux oiseaux de plus de 6 semaines. Il est recommandé de vendre les oiseaux seulement après qu’ils aient passé l’âge où ils sont susceptibles au virus. Des recherches ont montré que le vaccin protège plus de 90% des oiseaux vaccinés de l’infection par le polyomavirus. Les volières qui décident de vacciner devraient au moins vacciner les bébés. Les couples reproducteurs ne devraient pas être oubliés, car un parent infecté (asymptomatique dans la plupart des cas) est un moyen pour le virus d’entrer dans la pouponnière et faire des ravages. Si financièrement vous pouvez vous permettre de vacciner les adultes, vous devriez donner priorité aux aras et aux éclectus.

Bonnes pratiques d’élevage :
1) Toute nouvelle acquisition ou tout oiseau qui participe à des expositions devrait être gardé en quarantaine 60-90 jours. Les soins de ces oiseaux devraient être assurés par une personne qui ne s’occupe pas des autres oiseaux. Si cela n’est pas possible, ces oiseaux devraient être faits en dernier.
2) Garder les petits oiseaux (perruches, cockatiels, inséparables, conures) séparément des gros perroquets.
3) Minimiser le nombre de visiteurs dans votre collection et n’autoriser pas la visite de la pouponnière.
4) Une personne différente devrait s’occuper des adultes et de la pouponnière.
5) La pouponnière ne devrait pas être près de l’endroit où la nourriture est préparée ou entreposée.
6) Si vous nourrissez à la main, regrouper les oisillons par couvée, utiliser des instruments différents pour chaque oiseau ou couvée, ne retourner jamais un instrument qui vient d’être utilisé dans un bol de nourriture commune, laver et désinfecter les ustensiles entre chaque gavage, garder les adultes et les juvéniles séparément, ne retourner jamais un oiseau qui a quitté la pouponnière à l’intérieur de celle-ci, nettoyer et désinfecter la pouponnière régulièrement, éviter de vendre des oiseaux qui ne sont pas sevrés.
7) Désinfecter rigoureusement tout équipement (incubateur, contenant, etc.) que vous entrez dans la pouponnière.

Perruches :
- Le fait d’interrompre la reproduction pendant une période de 7 mois en combinaison avec le nettoyage et la désinfection de la volière a été efficace dans certains cas pour éliminer les mortalités néonatales causées par le polyomavirus.

- Une autre technique consiste à garder seulement les adultes reproducteur âgés, car ces derniers excrètent le virus moins souvent et en moins grandes quantité que les jeunes adultes. Il semble que les excrètent le virus moins souvent et en moins grandes quantité que les jeunes adultes. Il semble que les perruches adultes continuellement utilisées pour la reproduction cessent d’excréter le virus tout simplement.
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CHLAMYDOPHILOSE

Messagepar marie-maude » Jeu Fév 22, 2007 10:25 am

CHLAMYDOPHILOSE


Quelle est la cause?

La chlamydophilose est une maladie contagieuse cause par une bactérie qui vit à l’intérieur des cellules : Chlamydophila psittaci.

Comment mon oiseau a-t-il été infecté ?

Votre oiseau s’est infecté en ingérant ou inhalant la forme infectieuse de la bactérie excrétée par un oiseau infecté. Lorsque infecté, un oiseau peut excréter la bactérie dans ses selles et ses sécrétions respiratoires. Certains oiseaux sont infectés mais n’on pas de symptômes. On les appelle des porteurs asymptomatiques. Ces oiseaux peuvent excréter la bactérie de façon intermittente surtout en situation de stress (déplacement, surpopulation, reproduction).

Qu’est-ce que cette bactérie fait dans le corps de mon oiseau ?

Cette bactérie affecte plusieurs systèmes vitaux de votre oiseau. Par exemple, elle affecte le système respiratoire ce qui peut occasionner des écoulements nasaux et des difficultés respiratoires. Elle affecte le foie et le système digestif ce qui cause des urates vert et de la diarrhée. Elle affecte les reins ce qui peut causer des pertes d’urine plus grande. Votre oiseau peut montrer divers degrés d’abattement, d’anorexie et un plumage ébouriffé parce qu’il ne se sent vraiment pas bien.

Comment la chlamydophilose peut-elle être diagnostiquée ?

Une combinaison de tests est utilisée pour diagnostiquer la chlamydophilose. Une hématologie (globules blanc élevés), une biochimie (paramètres évaluant le foie ou les reins anormaux), l’électrophorèse des protéines (signe d’inflammation), les radiographies (pneumonie, aérosacculite, gros foie ou grosse rate) et les tests qui détectent les antigènes, les anticorps ou l’ADN de la bactérie sont utilisés. Il est important de noter qu’il n’existe aucun test qui permet de dire hors de tout doute qu’un oiseau n’a pas la chlamydophilose.

Est-ce que la chlamydophilose est contagieuse pour les humains ?

Oui. Chez les humains, l’infection avec Chlamydophila psittaci peut être asymptomatique ou se manifester par des symptômes grippaux (fièvre soudaine, frissonnements, maux de tête, douleurs musculaires, malaise général, toux avec ou sans difficultés respiratoires). La période d’incubation est généralement de 5-14 jours,mais peut être plus longue. Les jeunes enfants, les personnes âgées ou infectées par le SIDA ou encore les personnes suivant des traitements de chimiothérapie sont plus à risques et ne devraient pas avoir de contacts directs ou indirects avec un oiseau infecté. Toute personne qui a été en contact avec un oiseau souffrant de chlamydophilose et qui développe des symptômes de grippes devrait consulter un médecin.

Quel est le traitement pour la chlamydophilose ?

La chlamydophilose doit être traitée avec de la doxycycline pour une période de 45-60 jours consécutifs. Ce long traitement est nécessaire parce que la bactérie se trouve à l’intérieur des cellules. Il est préférable de retirer les sources de calcium dans la diète (écailles d’huîtres, os de seiche, bloc minéral) durant la période e traitement parc que le calcium peut diminuer l’efficacité de la doxycycline.

Y-a-il des effets secondaires à ce traitement ?

Oui des effets secondaires ont été rapportés. Certains oiseaux peuvent avoir des vomissements. Si c’est le cas, contactez votre vétérinaire. La médication peut aussi affecter le foie ce qui peut se manifester parla production d’urates verts. Aussi, comme le traitement est de longue durée et que la doxycycline peut diminuer la capacité du système immunitaire, votre oiseau est plus susceptible à des infections secondaires (bactéries, levures). C’est pour cette raison que votre oiseau doit être réévalué périodiquement durant le traitement. C’est aussi pour cette raison qu’il est bon que vous ajoutiez à la diète de votre oiseau des lactobacilles. Ces bactéries contribueront à maintenir l’équilibre de la flore intestinale de votre oiseau.

Quoi faire pour prévenir la transmission de la maladie ?

Isoler votre oiseau dans un endroit peu passant de la maison. Nettoyer toue surface avec laquelle votre oiseau est entré en contact avec une solution d’eau de Javel (2.5 c. à T par 3.8 litres d’eau). Ce qui ne peut pas être nettoyé (ex : jouets) devrait être jeté. Nettoyer la cage chaque jour durant le traitement. Ceci est très important durant les 2 premières semaines du traitement parce que votre oiseau peut continuer d’excréter la bactérie. Pour ce, porter des vêtements protecteurs (ex : vieille chemise) et un masque (idéalement). Commencer par vaporiser le fond de la cage avec la solution d’eau de Javel pour éviter que la bactérie devienne en suspension dans l’air.
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Les parasites aviaires

Messagepar marie-maude » Jeu Fév 22, 2007 10:25 am

Les parasites aviaires se divisent en deux principales catégories : les parasites externes et les parasites internes.

Comme le nom l'indique, on retrouvera les premiers dans le plumage de l'oiseau, sur sa peau, ou dans son épiderme. Le pou rouge, par exemple, est une sorte de parasite externe. Il se répend très vite au sein d'un groupe d'oiseaux. Il se nourrit du sang de ces derniers en laissant des marques d'irritation. Chez les oisillons, le parasitisme du pou rouge peut causer un problème d'anémie.

Les parasites internes se développent à l'intérieur de l'organisme. Les vers plats, et les vers ronds sont des types de parasites qui embêtent nos copains à plumes. Ainsi, les vers intestinaux sont une menace considérable pour nombre de psittacidés.

Sources
ALDERTON, David. "Vos oiseaux de cage et de volière". Paris, Éditions Larousse, 2001 p.38.
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Re: Les différentes maladies

Messagepar Elliot » Mar Juin 30, 2015 5:45 pm

Excellente contribution, vraiment merci beaucoup d'avoir partagé tout ce savoir avec nous. :ideabulb:

Je sais le post est super vieux, mais je suis tombé dessus par google et j'ai été bluffé. !
Je suis passioné par les http://www.pionus.fr
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Re: Les différentes maladies

Messagepar Lise Durocher » Ven Aoû 07, 2015 12:11 am

Le vaccin contre le Polyoma, a été prouvé innefficace! et a été retiré du marché depuis au moins 2 ans.
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Re: Les différentes maladies

Messagepar Elliot » Ven Jan 22, 2016 5:10 pm

Lise Durocher a écrit:Le vaccin contre le Polyoma, a été prouvé innefficace! et a été retiré du marché depuis au moins 2 ans.


Je confirme ...
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Re: Les différentes maladies

Messagepar pierrot2016 » Ven Aoû 12, 2016 8:53 am

Bonjour,


Merci beaucoup pour les infos !
http://dago-agrosourcing.bio

A plus! :lol:
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Re: Les différentes maladies

Messagepar mirnah » Sam Nov 19, 2016 10:22 pm

Toutes ces informations me sont utiles. Merci bien.
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Re: Les différentes maladies

Messagepar erwanof » Jeu Mai 21, 2020 2:11 pm

Bonjour,

Un grand merci pour ce recensement des différentes maladies, très instructif ! :-)
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Re: Les différentes maladies

Messagepar TAZ » Dim Sep 13, 2020 8:06 am

Bonjour, très instructif, merci ! :-)

Il y a quelques temps mon gri-gri du gabon a décidé de faire une ballade tout seul :cry: Heureusement on l’a retrouvé en bon état 4 jours plus tard, il n’était pas parti bien loin 8)

Mais il semble depuis qu’il développe sur le pourtour des yeux, après avoir eu des traces / tâches qui se sont assombries depuis 2 semaines.
Il y a deux semaines: https://ibb.co/fYgw2LY
Aujourd’hui: https://ibb.co/51Pc79K

Appétit normal, continue de chanter et parler, vole et semble en forme, pas d’yeux ou de nez qui coule... Juste un peu plus excité qu’auparavant.

Une idée de ce que cela peut être?

Bella
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