Je ne passe plus très souvent par ici, même si je viens lire, je ne participe plus beaucoup.
Je reviens vers vous, car je suis face à un dilemne de taille.
Ma belle, ma gentille, ma merveilleuse Yoco (conure de Patagonie) a eu un accident il y a quelques semaines. Elle a fait une chute, et suite à cette chute a cessé de voler.
Elle s'est blessée à une aile. Pas de plaie, pas de fracture.
Yoco ne volait jamais. Son plaisir est d'être avec nous, sur la table, son perchoir, mon épaule, elle ne s'éloigne pas, elle partage des liens sociaux, et même si elle est très attachée à moi, elle est extrêmement sociable. C'est le perroquet PARFAIT, gentil, câlin, indépendant...
Bref...
Je ne l'ai pas incité à voler, et après son accident, elle n'a pas "délié" son aile, l'a gardée coincée contre elle, sans doute suite à la douleur.
Résultat : le ligament est atrophié, et elle ne peut plus déployer son aile comme l'autre, donc est aujourd'hui déséquilibrée et est incapable de voler.
Le vétérinaire, pour la soigner, après batterie d'examens, de radio... nous a conseillé une rééducation quotidienne d'au moins deux fois dix minutes par jour.
Cette rééducation (kiné) peut prendre de longs mois.
Or, les exercices sont douloureux, et il est difficile de faire mal à un oiseau, surtout sur un aussi long terme.
De fait, je ne suis pas efficace comme je le devrais.... et je me pose la question sur la nécessité de cette rééducation pour la faire revoler à tout prix.
Du coup, elle est tout le temps avec moi, et avec la belle saison, me suit partout, même dehors. Nous vivons dans une fermette avec beaucoup de terrain, faisons de longues balades... Je la sors actuellement sans crainte, elle est dans l'incapacité de voler, même par grand vent.
Elle est à l'extérieur tous les jours mais...ne vole pas.
(elle ne supporte pas le harnais, je l'ai récupérée à 4 ans, elle en a 8 ).
J'hésite : la faire souffrir pendant de long mois pendant la rééducation qui ne sera peut être jamais efficace (le véto m'a bien dit qu'on n'était pas certain de la voir revoler un jour), ou accepter son handicap, et l'éduquer à un nouveau mode de vie, avec sorties extérieures à volonté, mais sans vol.
Je sais qu'un oiseau est fait pour voler, mais cette douleur sans certitude de résultat est difficile à vivre, pour elle comme pour moi.
Tous vos conseils et avis sont bienvenus.
Merci de ne pas nous juger






Chopin, Gris d'Afrique,né le 1er juillet 2013





