Il est temps que les mentalités changent. « On reconnaît la grandeur d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux », à dit Gandhi. Ben on fait dure pi pas à peu près…
À tous ceux qui ont déjà acheté un chiot sur un coup de tête, à tous ceux qui sont déjà ressortit d’un pet shop avec un poisson dans un sac sans même savoir son nom ni d’où il vient, ceux qui ont déjà acheté un oiseau non sevré à « finir à la maison », à ceux qui s’achète un poulain sans connaître les rudiments du comportement équin, ceux qui ont déjà acheté un chaton en grattant le fond de leur tirelire sans avoir le budget pour au minimum le vaccin qui suivra, ceux qui ont acheté un hamster parce que c’était « juste vingt piasse » ,et à tous ceux qui pensent en terme de stricte minimum pour leurs animaux; il est temps que les mentalités changent.
Un animal est un être complexe et exigeant, peu importe son espèce ou sa provenance. Il a des besoins rigoureux, incluant une alimentation diversifiée et adaptée à sa condition; un besoin viscéral d’espace afin de pouvoir se mouvoir décemment, s’épanouir et assouvir sa nature profonde; une interaction avec ses humains qui respecte cette nature profonde; un environnement stimulant lui permettant le plus possible de se rapprocher de ses habitudes naturelles; des soins vétérinaires décents si la situation survient…
Pour respecter ses conditions saines de vie, un poisson betta a besoin d’un aquarium d’au minimum 10 gallons pour bien évoluer en captivité. Il a besoin d’un chauffe-eau, d’un filtre et d’un changement d’eau hebdomadaire pour pouvoir conserver son microenvironnement le plus proche possible de ses conditions naturelles. Un betta peut respirer l’air ambiant, c’est vrai. Mais en nature, il le fait en situation de sécheresse seulement; c’est une bouée de sauvetage, une merveilleuse adaptation évolutive qui lui permet de survivre à des conditions extrêmes. Le condamner à un petit contenant de plastique de moins de 2 gallons, c’est une façon de le tuer à petit feu et de lui garantir une courte vie bien misérable. Et si on tentait plutôt de lui offrir le maximum, au lieu de se limiter au minimum? Pourquoi cette mentalité si répandu au Québec? Chaque animal à sa façon bien personnelle de souffrir. Chaque animal à ses besoins bien spécifiques, et chaque animal a le droit au même respect. C’est votre responsabilité de vous renseigner convenablement. Si vous n’êtes pas capable de ressentir de l’empathie pour un poisson, ses conditions optimales ne seront probablement pas remplies; n’ayez pas de poisson… Ce sera votre façon de les respecter.
S’il y a une chose que j’ai apprise avec les animaux, c’est qu’on ne peut pas sauter d’étape. La patience est de rigueur, du début à la fin. Il est impératif d’avoir la patience de se renseigner convenablement sur l’espèce qui nous intéresse, et ce AVANT l’achat de ce dernier. Un bon réflexe peut être de transposer l’animal à son état sauvage, et de bien concevoir de quelle manière il vit dans son environnement. Ainsi on réalise l’importance vitale de voler pour un oiseau captif, la précision minutieuse de l’écosystème artificiel fragile des poissons d’aquarium et des reptiles, le besoin d’être entouré, de courir et de brouter d’un cheval, le besoin d’un environnement riche et stimulant d’un rongeur. Il est important aussi d’avoir la patience d’éduquer, la patience de se renseigner sur l’éducation. La patience de soigner, la patience de se renseigner sur les soins. La patience d’observer, de se remettre souvent en question, la patience d’être attentif.
Vivre avec des animaux est un art qui se développe et qui se peaufine jour après jour. Tous les humains n’ont pas cet art. Plusieurs n’auront jamais ce talent mais pas la force de se l’avouer. Les erreurs sont inévitables, les constantes remises en question essentielles.
Le stricte minimum ne suffit pas à l’épanouissement d’un être vivant, et de se renseigner après l’achat cause bien souvent des déceptions, du déni et des abandons. Si vous vous êtes reconnu quelque part dans ce texte, c’est que vous contribuez indirectement au grand roulement des « animaux objets », et qu’une meilleure sensibilisation est nécessaire. On n’achète pas un animal sur un coup de tête tout comme on ne fait pas un enfant sans penser à toutes les contraintes que cela implique. Avant d’être un loisir, une passion, un divertissement ou un besoin égoïste d’affection, vivre avec un animal est avant tout une grande responsabilité et une relation à long terme. Respectez les au maximum, et ils vous le rendront au centuple. Eux ils n’ont rien demandé… Offrez leur tout.
Si l’envie d’avoir un animal vous tenaille de façon impulsive, par respect pour eux, pour leur nature complexe et leur fragilité, SVP renseignez vous convenablement avant l’achat, prenez en compte vos projets futurs et votre style de vie, et ayez l’humilité de devoir renoncer à votre adoption si cela ne respecte pas suffisamment ses besoins à lui. L’envie d’avoir un animal devrait automatiquement venir avec l’envie résolue de lui offrir les meilleures conditions de vie possibles. Rien de moins. On deal ici avec de la vie. On est loin des meubles. Comprendre et soigner une autre espèce que la sienne est un défi de taille au quotidien, mais de réussir cet exploit nous procure l’un des sentiments les plus agréable et sain du monde. Il m’aide à devenir chaque jour une meilleure personne.







... Finalement, j'aime mieux le Québec
...
? Et j'aimerais qu'on m'explique aussi comment se fait-il que non seulement ces personnes ou groupes ne se regroupent pas pour avoir plus de poids mais qu'en plus ils cherchent souvent à se nuire les uns les autres. Et je vais me fier sur eux et leurs théories pour faire avancer les choses
??? Encore là, l'humain à son meilleur!
...
Je ne l'ai pas écrit dans cet optique, c'est bien dommage.


Dans ma vision personnelle des choses, chaque être vivant a gagné sa place sur cette Terre par le biais de million d'années d'évolution, et chacun d'eux a le droit au même respect (à la même "équité"). Et ce qu'on oublie parfois, c'est que nous formons un tout complexe et très symbiotique avec tout ce qui vit en ce monde. Il n'y a pas de hiérarchie; chacun d'eux à sa place et joue son rôle.