joycejazz a écrit:...maintenant je me pose peut etre trop de questions, et je devrais peut etre comme tu dis suivre mon intuition et lui donner simplement quand je le sens "prêt" comme avec mes plus petits oiseaux. c'est juste la peur de faire de travers qui m'a fait poster...
On ne pose jamais trop de questions. Je ne te disais pas de strictement y aller d'instinct. Je t'ai mis des liens sur le abundance weaning. Avec cette méthode progressive, il y a un rapport entre le nourrissage et l'aspect émotif du sevrage. Quand on est petit et qu'on passe du sein au petit verre à bec, à la purée au aux petits morceaux de légumes dans nos assiettes, ce n'est pas strictement alimentaire. On est assis à table, on apprend à tenir notre cuiller, on apprend à se comporter correctement. Il n'en est pas autrement pour les perroquets. Ce n'est pas plus une question de manger seule et d'être capable de manger seul, c'est un apprentissage familial et social.
Pour ce qui est des vétérinaires, tu seras surprise de voir les lacunes de leur formation pour ce qui est de la nutrition et du comportement et cela est spécialement vrai en France et en Belgique.
Au État-Unis où les comportementalistes sont là depuis longtemps, les vétos ne sont pas rébarbatifs à reconnaitre leurs connaissances et d'admettre que leurs méthodes peuvent leur être utiles. Les méthodes de contention que l'on enseigne maintenant aux nouveaux vets sont des techniques qui ont été développées par les comportementalistes. Quand les vétos ont vu les effets pervers de la contention sur le rythme cardiaque et la respiration, il a fallut trouver des méthodes. Les comportementalistes eux avaient à manipuler des perroquets pour les rendre sociables. Les vétérinaires faisaient des interventions et les comportementalistes intervenaient.
Dans les liens de PDF que je t'ai suggéré, ce sont des vétos qui parlent des méthodes du abundance weaning développées par des éleveurs au fait des tendances. Les vétos sont des guérisseurs, mais leur expérience en élevage est plus souvent qu'autrement nulle et l'expérience ne vaut rien si la personne qui l'a ne progresse pas dans ses connaissances.
En anglais, les informations circulent. Ils y a des échanges entre les différents domaines. Des vétérinaires aviaire publient des livres, les comportementalistes et les éleveurs aussi. C'est pour cela qu'il y a une progression dans les connaissances. Une multitude de gens avisés publient dans les magasines et sur internet, en français on ne voit pas ça. C'est du chacun pour soi. Quand je lis les livres publier en français en Europe, je suis vraiment déçue de voir l'écart entre les deux mondes.
Je suis mal placé pour te donner des conseils sur le nourrissage, tu as plus d'expérience que moi. Mais si j'avais un conseil à te donner ça serait de ne pas te fier jamais à une seule opinion. Vaut mieux chercher à plusieurs endroits et faire une synthèse pour se former sa propre opinion.
Tu verras si tu lis sur le abundance weaning que cela a énormément des sens. Pour le fait que le sevreur ne devrait pas être le nouveau maitre ses logiques aussi. Quand on quitte la maison ce n'est pas pour vivre chez nos parents. Quand on reste chez nous, on devient des Tangy et on ne se développe pas en tant qu'individu et on n'arrive pas à faire notre place dans le monde. C'est ce qui arrive parfois avec les perroquets qui sont sevrés par leur maitres.