Voilà l'histoire :
Comme j'ai des mangeoires, j'attire beaucoup d'oiseaux et donc les corneilles et aussi des prédateurs. Souvent le faucon se met un chardonneret, un junco ou un roselin sous le bec et la griffe. Mais cette fois-ci il a attaqué une corneille aussi grosse que lui, voire même plus grosse.
Après plusieurs attaques, il n'a réussi qu'à la blesser sévèrement (beaucoup de plumes et du sang sur la neige). Et finalement a abandonné sa proie.
J'en suis encore bouleversé. Par principe, je n'interviens pas dans ce genre d'attaque, car c'est dans la nature des choses. Mais là, j'ai vraiment regretté de ne pas avoir une arme pour achever la pauvre bête qui sans doute ne se remettra pas de ses blessures et va agoniser des heures. D'un autre côté, voyant que le faucon a abandonné, j'aurais dû intervenir dès le début. Cela aurait éviter quelques blessures supplémentaires.
Ce qui étais très beau dans ce drame, c'est que la blessée a appelé sans arrêt ses congénères. Et deux sont venues. Lorsque le faucon a essayé d'achever sa victime, elles faisaient du rase-motte pour lui faire peur.
La corneille est une mal aimée, mais au fond c'est un oiseau extraordinaire. (Elles nous voient même derrière les vitres. Les petits oiseaux, c'est platte, eux dès fois, ils ne voient même pas qu'il y a une vitre
Je vous mets quelques photos prises par la cam automatique. Les oiseaux sont à la droite du texte.
La première c'est après la troisième attaque du faucon. Je crois qu'elle a fait mal au faucon, car il s'est éloigné. Une autre corneille ne sait comment intervenir.
Sur la deuxième, la corneille a l'air bien mal en point avec les ailes à terre. Le faucon continue à guetter sa proie.
Mais sur la troisième, elle s'apprête à fuir. j'espère qu'elle survivra. Et je ne regarderai plus jamais mes corneilles de la même façon.
Voilà, il fallait que je partage ce triste moment.










Pépito, Perroquet de Jardine, 10 ans


